Un député chiîte irakien met en garde : Kirkouk ouvrira les portes de l’enfer






Riche en pétrole, la ville est convoitée par les Kurdes


 


Le Quotidien-Agences


Le sort de Kirkouk, que les Kurdes irakiens convoitent, a fait l'objet hier d'un débat houleux au Parlement de Bagdad, un député prévenant que cette ville pourrait devenir "la plus dangereuse" du pays.


"S'il n'y a pas de solution au problème de Kirkouk, Kirkouk sera la ville la plus dangereuse d'Irak", a prévenu Hadi al-Ameri, député chiîte du Conseil suprême islamique irakien (CSII), et chef de la milice de ce parti, les Brigades de Badr.


Dans un entretien  à l'issue d'une séance difficile à la chambre des députés, il a mis en garde contre tout emportement des partis kurdes, qui forment avec le CSII la majorité parlementaire du gouvernement de Nouri al-Maliki.


"Il y a deux approches au problème de Kirkouk", a-t-il averti : "La première est l'usage de la force et cela ouvrira les portes de l'enfer. La deuxième est le dialogue et la négociation sous la surveillance de l'ONU".


La Constitution irakienne a prévu un recensement pour déterminer la composition ethnique de la ville, où vivent des Kurdes, des Arabes, et des Turkmènes. Il doit être immédiatement suivi, avant la fin de l'année 2007, par un référendum pour proposer aux 1,3 million d'habitants un éventuel rattachement de leur ville, riche en pétrole, au Kurdistan irakien.


Pour le moment, rien n'indique que ce référendum pourra se tenir dans les délais et les Kurdes s'impatientent.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com