J.T.C. 2007 : Black out total






Pour le 30 novembre - date de l’inauguration des 13èmes Journées Théâtrales de Carthage, confiées cette année au «doyen» de notre Théâtre National, le metteur en scène Mohamed Driss -, il ne nous reste qu’une douzaine de jours. Jour pour jour.


Pourtant rien ne filtre du contenu de cette manifestation biennale qui va se dérouler dans nos murs le long de la première semaine de décembre 2007. Rien de rien et tout se fait quasiment à huis clos au bureau de ce festival qui vient de se déplacer de l’avenue de Paris (au centre ville), vers Halfaouine dans la Médina de Tunis. Quoique vous fassiez, vous n’êtes tenu informés de rien comme s’il s’agissait d’un secret d’Etat. Jusqu’à nouvel ordre, de cette armada de personnes qui s’affairent encore du matin au soir sous la houlette de Si Mohamed, vous ne pouvez donc rien tirer... Pas un ver de leur nez et tous font la sourde oreille. Impossible  de connaître la date et l’heure exactes de la conférence de presse pour annoncer les couleurs de cette session à la fleur de l’âge et on vous répond vaguement que «ça va se faire dix jours avant l’ouverture officielle et on va vous faxer le moment voulu un communiqué». Pas un mot de plus et tout (ou presque) est confidentiel. Comme si on avait peur de quelque chose qui va nuire à l’aura de cet événement ou d’autre chose, qui va provoquer une quelconque rouspétance dans le milieu du 4ème Art tunisien.


A cet état de chose, on est certes habitué. Mais il nous est impossible de nous y faire. De l’autre côté, on a aussi du mal à se défaire d’une situation devenue bien de chez nous, ancrée dans nos festivals publics et faire entorse au coutumier c’est une affaire aussi impossible et notre administration ne voit pas encore l’intérêt culturel, touristique, économique de ce genre de manifestations. C’est toujours au dernier moment et à la va-vite. C’est du genre «ândekchi ândi» (t’en as? Oui j’en ai). On souhaite, tout de même, que ces Journées soient dignes d’un événement international, dignes de nos hommes et femmes, dignes de notre Tunisie et de sa réputation. Et de penser qu’il vaut mieux vieillir bien que vieillir mal.


 


Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com