Violence en Irak : Retour à la case départ





Un hélicoptère britannique s'est écrasé en Irak faisant deux morts alors qu’à Ramadi un kamikaze s’est fait exploser à l’entrée d’un tribunal.


 


Le Quotidien-Agences


Un hélicoptère britannique s'est écrasé avant-hier soir au sud-est de Bagdad faisant deux morts et deux blessés, a indiqué hier un porte-parole du ministère britannique de la Défense.


Le commandement militaire américain en Irak avait auparavant annoncé qu'un  "hélicoptère des forces de la coalition" s'était écrasé près de Salman Pak, à 25 km au sud-est de Bagdad, évoquant deux morts parmi des militaires de la coalition mais sans préciser leur nationalité.


"Le ministère de la Défense a le regret de confirmer la perte d'un hélicopère Puma de la Royal Air Force la nuit dernière (nuit de mardi à mercredi). Deux personnels ont été tués. La famille a été informée", a indiqué le ministère dans un communiqué.


Deux autres militaires ont été "grièvement blessés mais ils sont actuellement hospitalisés", ajoute le ministère, estimant prématuré de spéculer sur l'origine de l'accident. Une enquête est en cours en Irak, précise-t-il.


L'engin aurait été abattu par un tir ennemi, avait précisé un porte-parole militaire américain en Irak.


Mi-avril, les forces britanniques avaient déjà perdu deux hélicoptères, également dans un accident, dans le nord de Bagdad. Deux soldats avaient été tués et quatre blessés. Les hélicoptères Puma assuraient des vols opérationnels de routine.


Par ailleurs, au moins quatre personnes ont été tuées et six blessées hier dans un attaque suicide perpétrée dans le centre-ville de Ramadi, dans l'ouest de l'Irak locale.


Un kamikaze au volant d'une voiture piégée a tenté de forcer un barrage routier contrôlant l'accès à un tribunal, dans le quartier d'al-Warar, a indiqué le lieutenant-colonel Mouthanna Hazaa.


"Les policiers ont ouvert le feu et blessé le kamikaze, qui a pu cependant pénétrer sur le parking du tribunal et déclenché sa bombe", a-t-il ajouté.


Quatre personnes, dont une femme, ont été tuées et six blessées, a-t-il précisé.


Immédiatement après l’attaque, les forces de sécurité ont imposé un couvre-feu sur tout le quartier et bloqué tous les accès de la ville, toujours selon la même source.


A une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, Ramadi est située dans la province majoritairement sunnite d'al-Anbar, ancien bastion de l'insurrection irakienne.


Les violences y ont considérablement baissé depuis la mise en œuvre au début de l'année d'une nouvelle stratégie américaine de mobilisation des tribus locales et des anciens insurgés contre Al-Qaïda.


Enfin, les forces de sécurité irakiennes ont arrêté quarante suspects ces dernières 24 heures à Diwaniyah, une ville au sud de Bagdad où elles mènent depuis samedi une importante opération visant le mouvement radical chiîte de Moqtada Sadr, selon une source de sécurité.


Cette opération est un nouvel épisode des tensions croissantes au sein de la communauté chiîte, entre le mouvement de Sadr, le plus populaire, et le gouvernement de Nouri al-Maliki qui bénéficie de l'appui de l'autre formation chiîte de poids, le Conseil suprême islamique irakien (CSII).


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Offensive turque dans le nord de l’Irak


Le PKK met en garde les Etats-Unis


 


Le Quotidien-Agences


L'un des principaux chefs des rebelles kurdes a mis en garde les Etats-Unis et l'Irak contre toute assistance que ces deux pays pourraient accorder à la Turquie pour une éventuelle offensive transfrontalière dans le nord de l'Irak, a rapporté hier une agence pro-kurde hier.


Cemil Bayik, un haut responsable militaire du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a lancé cette mise en garde au lendemain de la rencontre entre deux généraux américains et le commandant en second de l'armée turque pour discuter des mesures à prendre contre les séparatistes kurdes dans le nord de l'Irak.


"Les Etats-Unis, l'Union patriotique du Kurdistan et le Parti démocratique du Kurdistan doivent comprendre que si nous le voulons, nous pouvons provoquer l'instabilité et mettre leurs intérêts en danger", a rapporté l'agence Firat en citant Bayik faisant référence aux deux factions kurdes qui dirigent le gouvernement autonome kurde dans le nord de l'Irak.

Depuis la fin septembre, les hommes du PKK ont tué plus de 5O Turcs, essentiellement des soldats dans des attaques perpétrées en Turquie depuis le territoire irakien.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com