Pour détournement de fonds : Chirac mis en examen





L’ancien président français, Jacques Chirac, a été mis en examen hier pour détournement de fonds, selon son avocat Me Jean Veil, dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris.


 


Le Quotidien-Agences


Jacques Chirac était entendu hier matin pour la deuxième fois depuis son départ de l'Elysée par un juge, cette fois dans l'affaire du recrutement des chargés de missions de la ville de Paris, qu'il dit avoir "souhaité ou autorisé", dans une tribune publiée par Le Monde.


Depuis qu'il a quitté l'Elysée et est redevenu un justiciable ordinaire, c'est la deuxième fois en quelques mois que Chirac est entendu par un juge. Il a déjà été interrogé comme témoin assisté le 19 juillet à son bureau par le juge Alain Philibeaux dans l'affaire des emplois fictifs au profit du RPR.


Dans celle des chargés de mission, certains emplois rémunérés par la mairie de Paris étaient totalement fictifs, aux contours très imprécis ou sans rapport avec la mairie, selon les enquêteurs. Parmi les bénéficiaires présumés de ces emplois se trouve un ancien préfet, soupçonné d'avoir bénéficié d'un chauffeur payé par le cabinet du maire de Paris. Selon une source proche du dossier, il s'agit du seul contrat signé de la main de  Chirac, lorsqu'il dirigeait la capitale.


Dans une tribune publiée dans Le Monde,  Chirac écrit avoir "souhaité ou autorisé", lorsqu'il était maire, les recrutements de chargés de mission car ils étaient "légitimes autant que nécessaires". Il ajoute qu'ils ont été autorisés par le conseil municipal de Paris. Il assure en outre que "jamais les moyens de la Ville de Paris n'ont été mis au service d'autres ambitions que d'agir pour les Parisiennes et Parisiens".


Dans ce dossier, vingt personnes sont soupçonnées d'avoir attribué des emplois de complaisance ou d'en avoir bénéficié au cours des années 1980 et 1990, du temps où Jacques Chirac (1977-1995) et Jean Tiberi (1995-2001) étaient maires de Paris.


Parmi eux, cinq ex-directeurs de cabinet de la mairie sont déjà mis en examen, notamment pour "détournement de fonds publics": Robert Pandraud (1983-1986), Daniel Naftalski (1986-1989), Michel Roussin (1989-1993), Rémy Chardon (1993-1995) et Bernard Bled (1995-1998). Cette affaire a également valu à Alain Juppé, ancien adjoint aux finances de la ville, d'être entendu comme témoin le 15 mai par les policiers à Nanterre.


Dans le cadre de ce dossier, la police financière a également été chargée d'une enquête sur Claude Chirac, la fille de  Chirac, conseillère à la mairie de Paris de 1989 à 1993 et salariée d'une société privée.

L'affaire trouve son origine dans la plainte d'un contribuable parisien en 1998. En janvier 1999, une information judiciaire était ouverte pour "faux en écriture publique, prise illégale d'intérêts, détournements de fonds publics et recel".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com