Journées du cinéma européen : Ce qui reste de la guerre civile espagnole…





Les Journées du cinéma européen se sont clôturées déjà dans plusieurs villes de la Tunisie. Le dernier rendez-vous sera à Jendouba avec un film espagnol qui lève le voile sur quelques fragments de l’histoire espagnole durant la guerre civile.


 


La présence espagnole lors de cette 14ème édition des Journées du cinéma européen a été fort remarquée. Avec «En el mundo a cada rato», un film qui cherche à diffuser les droits des enfants dans le monde à travers l’histoire des bambins en Inde, Sénégal, Guinée Equatoriale, Pérou et Argentine, l’Espagne a joué sa première carte gagnante durant cette manifestation cinématographique qui s’est incrustée dans les traditions de l’échange culturel entre la Tunisie et l’Union Européenne. Cette approche humaine qui a marqué la participation espagnole a pris d’autres couleurs historiques avec les «Soldados de Salamina», un film produit en 2003 et réalisé par David Trueba, un nom qui sonne fort dans les milieux journalistiques et cinématographiques espagnols. Journaliste de formation, Trueba a trouvé dans le 7ème art une nouvelle source d’épanouissement et d’expression. Plusieurs films ont vu le jour depuis qu’il a choisi de se tourner vers le cinéma. «La Buena vida» (1996), «Obra maestra» (2000), «Supone fonollosa» et «Hay motivo !» (2004), «Bienvenido a casa» (2006), «La silla de Fernando», documentaire co-réalisé en 2006 avec Luis Alegre et «Soldados de Salamina», un long métrage qui a marqué le parcours de ce réalisateur et a confirmé son talent et son regard artistique particulier. Dans ce film, David Trueba a choisi de travailler sur une ancienne histoire qui a marqué la Guerre civile de l’Espagne bouleversée par le sang, le chaos et la confusion.


L’histoire qu’a choisi David Trueba de porter sur les écrans se tourne en 1939 tout en reposant sur une enquête journalistique menée par Lola, une plume qui a arrêté sa carrière et une simple histoire relative à l’exécution du poète et écrivain phalangiste Rafaél Sanchez Mazas qui a échappé par miracle. Réussissant à fuir de cette mort en se réfugiant dans la forêt, il croise un soldat du camp ennemi qui l’aide à sortir de cette zone dangereuse. Cette histoire passionnante restée dans l’oubli a passionné Lola, cette écrivain qui s’est donnée corps et âme pour dévoiler les détails de cette histoire inédite. Pour la recomposition de ce puzzle, cette journaliste a rencontré des survivants et a pioché dans les annales de l’histoire pour trouver la vérité. Un joli va-et-vient entre l’histoire et la réalité dans la mémoire des espagnols, qui a été bien marqué grâce à un joli jeu des acteurs. Ce film a été projeté à Sousse dimanche dernier et à Sfax le 16 de ce mois. Le dernier rendez-vous avec cette création cinématographique espagnole sera ce soir au Complexe Culturel de Jendouba.


 


Imen ABDERRAHMANI  




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com