Grève dans les transports en France : Le bout du tunnel





La fin de la grève dans les transports, qui perturbe les déplacements de millions de Français depuis le 14 novembre, se dessinait hier au lendemain des premières négociations tripartites et les syndicats, qui ont estimé avoir marqué des points, consultaient leur base.


 


Le Quotidien-Agences


Aussi bien dans les chemins de fer que dans le métro parisien, le trafic était en amélioration sensible hier avant la réunion de centaines d'assemblées générales appelées à décider des suites à donner au mouvement.


L'ouverture mercredi des premières négociations tripartites (entreprises, syndicats, Etat) sur un aménagement de la réforme des régimes spéciaux de retraite, au cœur du conflit, pourrait s'avérer décisive.


Les regards sont désormais braqués sur la CGT, premier syndicat à la SNCF (chemins de fer) comme à la RATP (métro et bus parisiens) et à la pointe de la mobilisation.


Sans appeler directement à la reprise, elle a jugé que "des premiers points ont été marqués" durant la première séance de négociations.


Parmi les mesures envisagées lors de discussions qui pourraient durer encore un mois, des augmentations de salaire ou la création de retraites complémentaires permettraient de compenser l'allongement de la durée de cotisations de 37,5 à 40 ans.


La présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, a salué des négociations constructives et de nature à ses yeux à "accélérer la dynamique de reprise du trafic".


Les syndicats s'en sont remis à leur base, conscients de la difficulté de convaincre un noyau dur d'irréductibles qui réclament l'abrogation pure et simple de la réforme sur les régimes spéciaux de retraite, une hypothèse catégoriquement exclue par le président Nicolas Sarkozy.


Des actes de sabotage mercredi sur les voies de trains à grande vitesse (TGV), unanimement condamnés, ont souligné les risques de dérapage.


De plus en plus exaspérés au 9e jour du conflit, les usagers attendaient en tout cas avec impatience un retour à la normale, notamment en région parisienne où la situation est la plus difficile.


"Les usagers n'en peuvent plus", résumait hier le journal populaire Le Parisien.


Le nombre de grévistes est en baisse constante depuis plusieurs jours et, selon la direction de la SNCF (chemins de fer), une cinquantaine d'AG ont décidé dès mercredi soir de suspendre la grève.


Deux syndicats minoritaires ont en outre appelé à la reprise du travail.


Dans son bras de fer avec les syndicats,  Sarkozy dispose a priori de l'appui de l'opinion, 68% des Français jugent que la grève dans les transports n'est pas justifiée, selon un dernier sondage.


Mais, alors que sa cote de popularité s'effrite, il doit faire face à un mécontentement social plus global, les Français se disant de plus en plus inquiets de la baisse de leur pouvoir d'achat. Sarkozy a promis mardi de répondre à cette attente en prenant bientôt "de nouvelles initiatives".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com