Au moins 70 morts en 48 heures : Bain de sang au Pakistan





Un double attentat-suicide visant les forces de sécurité a tué au moins 20 personnes tandis que des affrontements confessionnels ont fait 50 morts.


 


Le Quotidien-Agences


Au moins 19 personnes sont mortes dans l'explosion qui a visé à l'aube un bus de transport de personnel de services de sécurité et au moins une autre a péri dans un attentat contre un poste de contrôle militaire au quartier général de l'armée, ont précisé des hauts responsables des services de sécurité, sous couvert de l'anonymat.


Il s'agissait de deux attaques à la voiture piégée, a confirmé  le général Waheed Arshad, porte-parole de l'armée, qui n'a parlé, lui, que de 15 morts certifiées dans l'attentat visant le bus et de trois blessés dans un état critique au poste de contrôle.



Rawalpindi, la banlieue dortoir d'Islamabad, un quartier populaire, abrite la principale garnison du pays et surtout l'état-major des armées, au sein duquel se trouve le domicile du chef de l'Etat, le général Pervez Musharraf.


Selon des témoins, on pouvait apercevoir un bus calciné derrière les grilles d'entrée des bâtiments d'un des nombreux services de renseignements, avec des dizaines d'ambulances stationnées autour.


Ce sont les deuxième et troisième attentats depuis l'instauration de l'état d'urgence par le président Musharraf il y a trois semaines. Le chef de l'Etat avait invoqué la recrudescence sans précédent cette année des attaques terroristes dans tout le pays et la progression des combattants islamistes proches des talibans et d'Al-Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest, frontalières avec l'Afghanistan.


Le précédent attentat avait manqué, le 25 octobre, un ministre proche de Musharraf à Peshawar, dans le nord-ouest, mais tué quatre personnes.


Les attentats attribués aux islamistes ont fait cette année un nombre record de victimes dans l'histoire du Pakistan, avec 667 morts et plus de 2.000 blessés, selon les autorités. La plus grande partie ont visé l'armée et la police.


 


Heurts


Par ailleurs, de nouveaux affrontements entre musulmans sunnites et chiîtes  dans des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, ont fait au moins 50 morts, a annoncé hier un responsable local.


D'importants affrontements ont débuté vendredi dans plusieurs points du district de Parachinar et se sont poursuivis dans la nuit.


"Selon nos informations, plus de 50 personnes ont été tuées dans les combats", a indiqué un responsable de l'administration locale, précisant que des combats s'étaient poursuivis hier matin.


La semaine passée, des affrontements entre musulmans sunnites et chiîtes dans la même zone du nord-ouest du Pakistan avaient fait 112 morts.


Parachinar avait déjà été le théâtre de violents affrontements inter-religieux qui avaient fait au moins 55 morts en avril.


Les chiîtes représentent seulement 20% des 160 millions de Pakistanais, musulmans pour la quasi-totalité, mais sont majoritaires à Parachinar.


Les deux communautés cohabitent pacifiquement la plupart du temps, mais des affrontements éclatent à intervalles plus ou moins réguliers.


Les violences entre chiîtes et sunnites au Pakistan ont fait plus de 4.000 morts depuis la fin des années 1980.


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L'élection de Musharraf confirmée par la commission électorale


 


La commission électorale pakistanaise a confirmé hier l'élection de Pervez Musharraf à la présidence de la République pour un nouveau mandat de cinq ans, à la suite du scrutin présidentiel tenu le mois dernier.


La notification des résultats a été envoyée au gouvernement, qui doit encore déclarer formellement Musharraf nouveau président.


Une fois cette annonce faite, Musharraf pourra alors prêter serment, ce qu'il a promis de faire après qu'il aura quitté ses fonctions de chef des armées.


La cérémonie d'investiture pourrait avoir lieu probablement en début de semaine prochaine.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com