Protection de l’environnement : La gestion des déchets se fera désormais dans la durabilité…





8 des 24 gouvernorats du pays auront la priorité de faire l’objet d’un programme intégré pour une gestion plus durable des déchets domestiques. Le projet qui bénéficiera du soutien financier et technique de la Banque Mondiale (BM) et de l’Agence Allemande de Coopération Technique (GTZ) entre dans le cadre d’une coordination entre l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGED) et les communes concernées.


 


Tunis - Le Quotidien


Les principales composantes du Projet de Gestion Durable des Déchets Municipaux, ou encore le «PGDDM», comme il est désormais mentionné dans les communications orales et écrites des institutions participant à son élaboration, ont été présentées, hier, lors d’un atelier de travail qui a été organisé à Tunis par l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGED) en collaboration avec la Banque Mondiale.


L’objectif de cet atelier consacré au lancement du PGDDM est de définir les axes d’intervention des principaux partenaires. L’action, qui se fera dans le cadre de l’approche participative, impliquera les partenaires-clés pour atteindre les objectifs et concrétiser les résultats escomptés de ce projet. Il s’agit en d’autres termes de mettre en place un cadre de travail et de fixer les procédures opérationnelles de suivi et d’évaluation du projet en concertation avec les partenaires.


Le projet concernera en premier lieu huit gouvernorats, en l’occurrence Bizerte, Nabeul, Sousse, Monastir, Kairouan, Sfax, Gabès et Médenine, qui ont été sélectionnés selon un ensemble de critères bien définis. L’action devrait ensuite s’étendre pour impliquer six autres gouvernorats, comme l’a annoncé M. Ferchichi, directeur général de l’ANGED lors de l’ouverture des travaux de cet atelier.


D’après la présentation faite par Mme Myriam Jenayah Soussi, experte de l’ANGED, le Projet de Gestion Durable des Déchets Municipaux comporte essentiellement deux composantes. La première action consiste à apporter l’appui institutionnel nécessaire pour financer les actions d’assistance technique et de renforcer les capacités techniques et logistiques des institutions nationales impliquées dans le développement et la planification des programmes de gestion des déchets municipaux. C’est l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGED) qui est concernée par ce volet. Il s’agit également d’élaborer des schémas directeurs pour une gestion plus durable des déchets dans les huit gouvernorats précités. Ces schémas serviront d’outils pour la planification et le développement d’une gestion durable et intégrée des déchets à l’échelle locale et régionale. L’ANGED sera également responsable de la publication, chaque année, d’un rapport national sur l’avancement du projet.


L’Agence Nationale de la Protection de l’Environnement (ANPE) sera, pour sa part, impliquée dans ce projet puisqu’elle bénéficiera de l’assistance des institutions spécialisées, qui renforcera ses capacités techniques d’évaluation de l’impact environnemental des différents secteurs relatifs aux déchets.


Toujours dans le cadre de la première composante du PGDDM, l’action portera aussi sur la mise à niveau des impacts sociaux du projet. Le PGDDM, dont l’exécution exige en amont la fermeture des anciennes décharges, aura, selon les expertises faites dans ce sens, des impacts négatifs potentiels sur les chiffonniers. D’après la conférencière de l’ANGED, le projet entreprendra un ensemble d’activités pour identifier et atténuer les risques sociaux. Il s’agit, entre autres, de la réalisation d’un recensement détaillé des chiffonniers, de définir leur situation sociale et leur cadre de travail et d’identifier leurs motivations.


Au niveau de la deuxième composante du PGDDM, l’intérêt portera sur l’amélioration de la gestion des décharges et des dépotoirs sauvages, tout en maximisant les opportunités de réduction des émissions de méthane. Le projet financera les travaux d’aménagement des casiers au niveau des décharges concernées pour l’enfouissement des déchets municipaux d’une durée de vie estimée de 4 à 5 années, selon la quantité de déchets journalière. Il s’agira par ailleurs de la construction et de l’exploitation des différents systèmes de traitement des lixiviats, la collecte et le traitement du biogaz.


Il y a lieu de noter, enfin, que l’ANGED évalue la quantité de biogaz pouvant être collectée d’ici 2015 à quelque 6 millions de tonnes (Mt). La moitié de cette quantité, soit 3 Mt, devrait être vendue à la Banque Mondiale conformément à deux accords d’ores et déjà signés par le gouvernement tunisien.


 

H. GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com