Maghreb : Quel rôle du secteur privé dans l’intégration maghrébine ?





Les travaux de la conférence régionale sur le rôle du secteur privé dans la croissance économique et l’intégration maghrébine ont été ouverts hier à Tunis en présence des ministres maghrébins des finances, des représentants des patronats maghrébins et des responsables du FMI.


 


Tunis-Le Quotidien


Organisée par le Fonds Monétaire International (FMI) en collaboration avec l’Union du Maghreb Arabe (UMA) et la Banque Centrale de Tunisie (BCT), cette conférence vise en particulier à examiner les perspectives de l’intégration économique et financière entre les pays maghrébins, ainsi que le rôle à assumer par le secteur privé pour réaliser cet objectif.


La nouvelle conférence a, également, pour objectif d’approfondir les réflexions sur les stratégies à mettre en place pour concrétiser cette intégration et développer les relations économiques entre les cinq pays de la région.


Prenant part à cette manifestation, l’Union Maghrébine des Employeurs (UME) devrait présenter aux représentants du FMI un plan de développement et de l’expansion du secteur privé maghrébin, qui demeure un des principaux acteurs de l’intégration économique prévue dans la région.


Il s’agit d’un plan prévoyant, entre autres, l’impulsion des banques étrangères implantées dans les cinq pays maghrébins à accorder de nouveaux financements au secteur privé maghrébin afin de lui permettre de renforcer son action et contribuer d’une manière plus concrète à cette intégration.


La conférence de Tunis devrait traiter, par ailleurs, de plusieurs autres sujets notamment les problèmes empêchant l’évolution du secteur privé dans les pays maghrébins, ainsi que les possibilités du développement des échanges commerciaux entre les pays de la région.


L’intégration économique est, en effet, un choix stratégique et une obligation pour les pays maghrébins appelés à renforcer davantage leur croissance économique pour faire face aux nouvelles donnes de l’économie mondiale et en particulier la concurrence accrue des pays asiatiques.


Le secteur privé maghrébin a témoigné, depuis quelques années, de sa volonté à contribuer dans ce processus d’intégration, notamment à travers la multiplication des réunions entre les représentants des patronats des cinq pays, ainsi que la création de l’UME.


Le niveau très timide des échanges entre les pays maghrébins est à l’origine d’un certain retard de la croissance des économies de ces pays arrivant à près de 2% annuellement selon les études réalisées dans ce cadre.


L’intégration économique permettra, ainsi, de développer ces échanges et d’impulser les investissements bilatéraux entre les différents pays de la région, de même que l’instauration d’une entité économique dans la région du Maghreb Arabe. 


Il importe de souligner que cette conférence a été précédée par une réunion préparatoire qui a connu la présentation des rapports du FMI et de l’UMA portant respectivement sur le rôle du secteur privé dans la croissance économique et l’intégration maghrébine, et la situation des hommes d’affaires au Maghreb.


 

Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com