Zone de libre-échange avec l’Union européenne : La concurrence sauvera-t-elle la voiture populaire ?





Décidément, l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange avec l’Union européenne (UE) à partir de janvier 2008 n’aura pas des retombées positives sur les prix des voitures dites populaires.


L’ultime espoir de voir les prix baisser réside désormais dans l’entrée en compétition de nouveaux concessionnaires de cette catégorie d’automobiles.


 


Tunis — Le Quotidien


Les voitures quatre chevaux, plus communément appelés voitures populaires, ont jusqu’ici permis à des dizaines de milliers de Tunisiens d’accéder au transport individuel et ainsi à un certain bien-être.


Les prix de ces petites cylindrées importées chaque année avec des quotas calculées tournait au début du lancement du programme présidentiel autour de 10.000 dinars, autant dire un prix à la portée de la classe moyenne.


La marque Fiat avait même placé la barre très haute à l’époque en proposant des voitures à 8.000 dinars.


Avec un bénéfice maximal plafonné à 500 dinars pour le concessionnaire, salariés, petits commerçants et même femmes au foyer ont pu s’offrir ce luxe.


Au fil des années, le prix de ces voitures a grimpé, bafouant le concept de l’automobile populaire, notamment après la hausse continue des prix de changes de l’Euro, la majorité des concessionnaires étant européens.


Actuellement, le prix de la voiture populaire oscille entre 17.000 et 23.000 dinars dû notamment à la flambée de l’Euro sur le marché international pour laquelle, le salaire requis pour bénéficier d’un crédit bancaire servant à financer l’achat d’une voiture de ce genre a été fixé à 4 fois le SMIG, soit 911 dinars pour le salaire net.


 


Rêve brisé


Le ministre du Commerce avait annoncé récemment que l’entrée en vigueur de la zone de libre échange avec l’Union européenne n’aura pas un impact positif sur le prix des petites cylindrées, précisant que ces voitures exonérées depuis plusieurs années des droits de douanes continueront à payer une taxe sur la valeur ajoutée fixée à 18% et une taxe à la consommation.


D’aucuns s’appuient sur l’encombrement des routes et le surendettement des ménages pour justifier le maintien de ces taxes mais oublient que le concept de la voiture populaire, synonyme d’un certain confort acquis de haute lutte par les nouvelles générations est plus que jamais menacé.


Il est dès lors urgent de songer à l’introduction de nouveaux concessionnaires de voitures populaires d’autant plus que certains constructeurs asiatiques proposent des petites cylindrées indexées au Dollar à des prix défiant toute concurrence. Ce sujet pourrait d’ailleurs être abordé, selon des sources bien informées au ministère du Commerce, en janvier prochain lors de la discussion du programme d’importation des voitures populaires pour 2008.


Seule l’entrée de nouvelles marques en Tunisie, synonyme d’une concurrence plus rude pourrait adoucir les prix des «populaires».


 

W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com