Seïf Ghézal : «Notre mental fera la différence»





Le capitaine étoilé, Seïf Ghézal, est l’un des rares qui a été des dernières expéditions africaines et présent aux deux finales de la Ligue des champions perdues face à Enyimba et Al Ahly en 2004 et 2005. Maintenant qu’il a atteint avec ses coéquipiers l’objectif de battre Al Ahly en finale, Ghézal voit encore plus grand.


 


Le sacre africain obtenu, que vous inspire maintenant ce mondial des clubs ?


D’abord, il faut dire que nous avons eu le mérite de battre un valeureux Al Ahly. Au match aller à Sousse, nous avons raté la victoire mais nous n’avons pas également encaissé de buts. C’est ce qui nous fait croire en nos chances de réussir le coup au Caire même. Ce fut fait méritoirement.


Désormais l’Etoile se trouve dans la Cour des Grands du Monde après avoir été sur le toit de l’Afrique. Etre au Japon pour disputer ce mondial est déjà une réussite en soi. Se mesurer à des équipes huppées de la planète foot est exaltant.


 


L’Etoile croisera le fer avec  l’équipe mexicaine de Pachuca. Qu’en dites-vous ?


Nous allons refaire le coup de l’EN tunisienne de 1978 lorsqu’elle a battu, lors du Mondial argentin, son homologue mexicaine. Je dois dire aussi que cette équipe aztèque est l’une des meilleures de sa région et également l’une des plus fortes équipes présentes à ce mondial. Pachuca regorge de plusieurs talents et développe un jeu à la fois technique et physique.


 


Comment peut-on évaluer les chances de l’Etoile ?


Ecoutez, en football il n’y a pas de lois figées. Le côté aléatoire de jeu est toujours présent. C’est dire  que, en plus des atouts, dont dispose une équipe, il faut aussi faire preuve de beaucoup de volonté et d’abnégation. Je pense que le mental conjugué aux atouts techniques peuvent valoir à notre équipe bien des satisfactions. Nous allons aborder ce match contre Pachuca armés d’une volonté de fer pour nous dépêtrer des difficultés que pourrait nous poser l’adversaire. Nous essaierons de faire preuve d’une bonne application sur le terrain tout en étant solidaires. Pour nous, réussir devant Pachuca est déjà une bonne chose. C’est même formidable de réaliser une performance au tout début de ce mondial.


 


Et puis... ?


On n’est plus au stade du rêve. Nous gardons les pieds sur terre. Il s’agit pour nous d’honorer tout un continent, l’Afrique. Représenter dignement le foot tunisien, arabe et africain est un devoir que nous espérons accomplir fièrement. Nous avons de l’ambition pour aller jusqu’au bout de nos intentions, pour peu que la chance, aussi, soit de notre côté.


 


Recueillis par

Mounir EL GAÏED


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com