Edition : Sauvez «Le Roi ambigu» !





Alia Mabrouk présentera ce soir à partir de 17h00 à la librairie Fahrenheit de Carthage son nouveau roman «Le Roi ambigu» paru il y a moins d’une semaine aux Editions Déméter. Une séance de dédicace est prévue.


Pour donner vie au Roi ambigu, Moulay Hassan roi hafside de Tunis, une fresque de petites histoires accrochantes, il a fallu à la romancière Alia Mabrouk (Comar d’or 2005) trois ans d’études. Un travail de titan. Car tirer un chapitre de n’importe quelle époque est facile mais le fait de travailler dessus, c’est autre chose. Il fallait se glisser carrément dans la peau des personnages. Pour ce, il faut être informé de tout et au détail près.


Il faut aussi se référer aux analyses de l’époque et aux commentaires et autres venus plus tard avec le recul. C’est-à-dire avec raison.


Pour Alia Mabrouk qui a déjà publié une palette de récits historiques comme «Puissant par la gloire», «Genséric roi des Vandales», «L’émir et les croisés», «Chronique d’Ifriqiya» et «Les Blés de Dougga», les mots et trouvailles vont bien dans le style romanesque. Comme si elle avait choisi de se spécialiser et c’est tant mieux pour elle. Ce soir, son roman affichera ses couleurs tendres et acides du crépuscule d’un règne. Que raconte Le Roi ambigu ? «Renié par ses pairs, trahi par son armée, mutilé par son fils, méprisé par les grands de son siècle Moulay Hassen el Hafsi commence son règne par des meurtres et finit sa vie dans l’anonymat. Son métier de roi fit sans doute son malheur», résume l’auteur, qui trouve à son personnage des circonstances atténuantes. Comme si elle avait de l’affection pour lui. Car au fil de son écriture romancée, Alia Mabrouk a tissé de la sympathie déguisée et tourné tout autour de l’environnement pour brosser une galerie de portraits, les méchants et moins méchants, les gens de l’Ifriqiya et les autres qui rôdent autour, séduits par le pouvoir. Dans un style élégant, courtois, des vues sur les palais, des clins d’œil sur le silence des alcôves et d’autres sur les frictions intestines de la famille royale où tout se trame, tout se mijote. Le roman est tout de même un bon pavé de 205 pages où on peut humer entre les lignes la grande culture de madame l’écrivaine.


 


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com