Un ticket … pour Kusturica





Emir Kusturica est un artiste qui a toujours refusé de s’enfermer dans un système doré, là où la carrière d’artiste se fait des plus confortables... Un artiste rebelle, dont la position lui a valu plusieurs prix aux festivals internationaux, à Cannes et Berlin. Un éclairage sur sa carrière sera apporté par le cycle de cinéma en ce mois de décembre à El Teatro.


 


A l’initiative du ciné-club de Tunis, Djebril Diop Membetty, le public cinéphile aura à voir quatre films des plus importants d’Emir Kusturica suivis de débats à savoir «Le temps des gitans», «Arizona Dream», «Underground», et «La vie est un miracle», et ce, les 10, 17, 24 et 31 décembre, à 18h30.


Kusturica, rappelons-le, est un artiste dont le passage dans les grands festivals se solde à chaque fois par un prix.


C’est en 1981 que l’Occident  découvre l’artiste, à Venise, là où il a reçu son premier prix international en dehors de la Yougoslavie. Pour son œuvre «Te souviens-tu de Dolly Bell» il remporte le «Lion d’Or» à Venise, la Palme d’or à Cannes en 1985 pour «Papa est en voyage d’affaires».


«Le temps des gitans» est un véritable poème filmé, où l’onirisme des images et la richesse de la réalisation font chavirer le cœur des cinéphiles. Le film lui vaut le prix de la mise en scène à Cannes en 1989. Il fait son entrée, depuis, dans le cercle restreint des cinéastes les plus en vue de notre époque, après seulement trois longs-métrages.


En 1993, Kusturica, reçoit L’ours d’argent à Berlin pour son film «Arizona Dream», son œuvre au ton indirectement marqué par la guerre qui embrase les Balkans.


Retour aux sources, avec «Underground», un film qu’il consacre à son pays natal, la Yougoslavie, qui lui vaut «La Palme d’or» à Cannes bien qu’il ne soit pas appréhendé dans les milieux intellectuels.


Terminons avec «La vie est un miracle», qui comme, par miracle, reçoit cinq prix, dont le prix de l’éducation nationale au festival de Cannes en 2004, le prix du public au festival du film de Melbourne, la même année, le César du meilleur film de l’Union Européenne en 2005, le Golden Globe du meilleur film européen en 2005 et le prix du meilleur film des Balkans, festival de Sofia, durant la même année.


Emir Kusturica, aujourd’hui, s’attire les faveurs des critiques, tout en étant apprécié des cinéphiles. Et pour cause: Kusturica a un style inclassable. Il a la capacité de créer un univers qui lui est propre. Une critique de cinéma écrit à ce propos «Il considère chaque élément du film comme le carré d’une mosaïque, dont l’assemblage produirait l’œuvre. Difficilement divisible. Difficilement analysable. Un bloc, un tout qui forme un ensemble cohérent».


 


Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com