E.S.S. – Pachuca (1 – 0) : Les vertus de la patience





Tradition perpétuée.


L’ascendant du football tunisien sur son homologue mexicain a été respecté et confirmé par une formation étoilée conquérante.


Le coach Bertrand Marchand aurait finalement bien préparé son coup, mettant au point une tactique qui s’est avérée payante.


 


A défaut de dominer son adversaire du jour, la formation étoilée a néanmoins dominé son sujet, se montrant concentrée, lucide, appliquée et très patiente. C’est essentiellement cette dernière vertu qui a permis au représentant tunisien de décrocher cette première victoire, historique, qui en appellera d’autres, on l’espère.


Il faut dire que les joueurs sahéliens se sont montrés très appliqués, notamment sur le plan défensif. Ils ont certes souffert devant des «Tuzos» très rapides et bons techniciens, mais sans pour autant s’affoler. De Mathlouthi à Chermiti, en passant par Falhi, Ghezal, Nafkha, Ogunbiyi et Narry, tout le groupe s’et dépensé sans compter pour arracher en fin de compte un succès probant.


Aymen Mathlouthi: Bien sollicité malgré le dispositif pratiquement hermétique conçu par le staff technique. S’est montré intraitable prenant le dessus sur ce diable de Gimanez qui tirait toutes les balles arrêtées des Mexicains.


Il y a eu en quelque sorte un match dans le match entre les deux hommes, c’est finalement Balbouli qui l’a emporté. Une bévue commise à la (74’) lorsqu’il a lâché la balle, a failli lui coûter cher, aux siens également.


Heureusement que le joueur qui a poussé la balle dans les filets était en position évidente de hors-jeu. A l’exception de cette action, Balbouli a sorti un grand match, se montrant sûr de lui.


Saber Frej: Une sortie digne de sa réputation, désormais bien établie. Pour preuve, le staff technique de l’équipe mexicaine aurait pris en considération les vertus offensives de l’excentré droit tunisien, en préparant un plan pour le contrer.


Résultante logique, Saber n’a pas brillé en phase offensive, comme à son accoutumée, il a été mis en difficulté par ailleurs, par la vivacité du verevoltant Damian Alvarez qui a pris le dessus à trois reprises pour créer le danger.


Radhouane Falhi: Sobre et très sûr dans ses interventions. Peu à l’aise au début, le jeune stopper étoilé s’est rapidement repris pour se montrer assez tranchant et non moins efficace afin de couvrir son partenaire Bejaoui très sollicité.


Seïf Ghezal: Capitaine modèle. Flegmatique, Ghezal a réussi pratiquement toutes ses interventions, particulièrement brillant également dans la couverture mais moins heureux dans la relance. Un «sans faute» en tout cas sur le plan défensif.


Hatem Bejaoui: Une seule  percée et un excellent centrage capté par le gardien colombien au nez de Dhifallah et Chermiti, mais plus constant dans ses efforts sur le plan défensif.


Pourtant le jeune excentré étoilé avait affaire au meilleur joueur aztèque, mais s’en est sorti à son bonheur.


Mury Ogunbiyi: Toujours aussi discret, mais très actif. Il a comme à son habitude couvert un terrain considérable tuant souvent dans l’œuf les actions de l’adversaire.


 


Moussa Narry: Un véritable catalyseur ce bonhomme. Mine de rien il est devenu un rouage essentiel et prépondérant de cette formation étoilée. Il a pris l’habitude de surcroît de marquer des buts. Un très bon match dans  l’ensemble.


Mohamed Ali Nafkha: Egal à lui-même, c’est-à-dire très actif ou encore au four et au moulin. Très souvent aux côtés de ses défenseurs, notamment au cours de cette rencontre, il peut se muer en vrai attaquant pour venir en soutien à ses hommes de pointe.


Afouène Gharbi: Ce jeune homme ne cesse de progresser au fil des rencontres. Dimanche il a été très actif et très généreux dans l’effort, aussi bien en phase défensive qu’au front de l’attaque. Il aura été également très précieux à la récupération. En tout cas, il a bien épaulé ses partenaires de la ligne médiane, tout en étant très appliqué.


Mehdi Ben Dhifallah: Préféré à Gelson Silva, il n’a pas déçu son entraîneur qui lui a fait confiance. Il a eu le mérite de surcroît de tenter sa chance à plusieurs reprises, comme ce fut le cas juste après la reprise (48’), lorsqu’il a décoché un tir difficilement détourné par le portier en corner.


Amine Chermiti: Toujours aussi remuant, il s’est dépensé sans compter tout au long de la rencontre. Or sa réputation naissante l’a apparemment précédé, ce qui explique  qu’il a  été  marqué de près.


Ceci ne l’a pas empêché, toutefois, de constituer une menace constante pour le keeper Calero et sa défense...


 


Mansour AMARA


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Un homme dans le match


Flegmatique Marchand !


 


Controversé et très souvent critiqué depuis son arrivée dans nos contrées, au point d’être tout simplement dénigré, Bertrand Marchand aurait patiemment attendu son heure, celle de la gloire.


 


Non content d’être désormais sur le toit de l’Afrique, le technicien français s’est attelé à la tâche avec sa discrétion coutumière pour préparer son équipe à ce nouveau challenge exaltant, lui communier en quelque sorte son flegme, ce qui explique que ses protégés ne se sont jamais affolés, même aux pires moments, gardant ainsi leur sang froid et venant finalement à bout de leur adversaire mexicain à l’usure.


Aussi, Bertrand Marchand  peut -il aujourd’hui savourer sa revanche... sur le sort !


 


M.A.


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Les notes du «Quotidien»


 


Aymen Mathlouthi: 9


Saber Frej: 7,5


Radhouène Falhi: 8


Seïf Ghezal: 8


Hatem Bejaoui: 7


Moussa Narry: 9


Maury Ogunbiyi: 8,5


Mohamed Ali Nafkha: 8,5


Afouène Gharbi: 7,5


Mehdi Ben Dhifallah: 7,5


Mohamed Amine Chermiti: 7,5




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com