C.A. – E.G.S.G. (1 – 0) : Les Clubistes à l’usure





En consultant l’historique des confrontations des deux teams, clubiste et gafsien, on pouvait constater que les gens de Bab Jedid comptaient déjà trois succès dans leur escarcelle, en six rencontres disputées jusque-là, alors que leurs adversaires se sont montrés incapables de glaner la moindre victoire.


 


La tradition était, de ce fait, favorable aux Clubistes, tandis que leur adversaire du jour avait l’ambition pour lui, d’autant qu’il vient d’aligner trois victoires successives et comptait bien entendu continuer sur sa lancée et consolider sa troisième position.


Tout plaidait donc  pour une chaude empoignade, sachant que les deux équipes occupaient respectivement les deuxième et troisième places au classement général.


Les «Rouge et Blanc» avaient de surcroît, deux autres objectifs à atteindre, d’abord confirmer leur renouveau et la dynamique de victoire qui s’installe de nouveau, ensuite s’emparer du leadership en l’absence du leader étoilé accaparé par ses obligations internationales.


Mission donc accomplie par les Clubistes, mais la manière n’y était pas, toutefois. Ils ont certes dominé leurs vis-à-vis, gauchement faut-il le noter, glanant au passage une victoire fort heureuse, mais sans pour autant convaincre.


Empressons-nous cependant d’avouer que les partenaires de Lassaâd Ouertani auraient pu, ou plutôt dû, écraser leur adversaire, au vu des innombrables opportunités créées, mais malencontreusement gâchées, tantôt par maladresse, tantôt par manque de concentration et de  lucidité devant les buts gardés par le revenant Moez Ben Thabet.


Les protégés du coach Abdelhak Ben Chikha ont manqué également de fraîcheur, de percussion, de jus et de punch. Le technicien algérien est appelé par ailleurs  à réviser certains choix, car il était évident que quelques titulaires sont totalement émoussés et n’ont plus de place, du moins à l’heure actuelle, au sein d’une formation censée avoir retrouvé toutes ses sensations.


Il est tout a fait prouvé, effectivement, que lorsque la ligne médiane se met à tousser et ne carbure pas à plein régime, tout le dispositif est déréglé, alors que tous les plans tombent à l’eau.


Wissem Yahia, en premier aurait raté doublement sa sortie. Primo, il était loin de sa forme optimale, au point de perdre d’innombrables balles au profit de ses adversaires et d’errer comme une âme en peine. Secundo, comble de malheur pour le brave Wissem, il n’a sûrement jamais eu autant d’opportunités franches et nettes à traduire en but, mais qu’il a gâchées lamentablement !


Idem pour Oussama Sellami qui n’a pas totalement récupéré et tarde à retrouver les plénitudes de ses moyens, qui ont fait de lui en tout cas le meneur de jeu de la formation «rouge et blanc».


Pourtant, si les Clubistes auraient matérialisé leur domination, quoique désordonnée, et  les occasions offertes à Wissem Yahia (2’), (8’), (16’), (31’) et (61’), ainsi qu’à Youssef Mouihbi (29’), (40’), (45’) et (48’) personne n’aurait trouvé à en redire, ni crier au scandale.


Ironie du sort, ou plutôt caprices de cette balle ronde, il a fallu attendre cette grossière bévue de Hamza Ladab, pour que les protégés de Ben Chikha parviennent à vaincre.


Il faut dire également que les Gafsiens leur ont grandement facilité la tâche en jouant franchement le jeu, leur contestant toutes les balles. Ils ont répondu du tac au tac, se montrant menaçants à plusieurs reprises pour inquiéter Adel Nefzi et sa défense.


Dommage seulement que Ezzeddine Khmila et ses poulains n’aient pas osé un peu plus afin de croire en leurs chances...


 


Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com