E.S.S. – Boca : A l’assaut de la forteresse argentine





* Mondial des clubs (Demi-finale) - Stade national de Tokyo (11h30) - Arb.: Larsen (Dan.) - Direct TV ART Sport 3


 


Après avoir mis Pachuca KO, les Etoilés partent aujourd’hui à l’assaut du club argentin Boca Juniors. Un club qui a enfanté El Pibe de oro, le célébrissime Diego Maradonna. C’est dire que l’Etoile, qui nous fait rêver, a encore une fois un rendez-vous avec l'Histoire.


 


La victoire obtenue aux dépens de la redoutable équipe mexicaine Pachuca est en soi une grande réalisation. Une performance que d’aucuns qualifient d’historique et amplement méritée. Maintenant, le champion d’Afrique, l’Etoile en l’occurrence se trouve devant de nouvelles responsabilités, celles de défier les plus grands du monde en allant le plus loin possible dans ce tournoi du gotha mondial. Déjà, une demi-finale est à considérer comme un stade avancé de la compétition et il appartient aux Etoilés de prouver qu’ils ont suffisamment d’art pour braver les plus forts. Boca Juniors est de ceux-ci. Il est même l’un des ténors de la planète foot. Et c’est l’un des motifs qui pourrait stimuler l’Etoile pour produire son meilleur football sans crainte ni pressions.


 


Encore un effort


Au départ de ce Mondial des clubs, le coup d’essai s’est avéré un coup de maître. Les Etoilés pour qui c’est une première dans l’histoire des clubs tunisiens, ont entamé le tournoi par une victoire sur Pachuca, le club mexicain de tous les records et qui est de surcroît donné comme l’un des favoris pour enlever le trophée mondial. Une performance nullement usurpée qui a enchanté les Tunisiens, a agréablement surpris les adversaires hormis évidemment les Mexicains. En ayant au moins garanti la quatrième place dans le giron mondial, l’Etoile a de toute évidence réussi sa participation. Mais les Etoilés, à les entendre, ne comptent pas s’arrêter là. Une belle prestation devant Boca Juniors pourrait satisfaire les Tunisiens, même si une victoire reste toujours bonne à prendre. Et ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant? Bertrand Marchand qui, au coup de sifflet final de la première rencontre était un homme comblé, au bord de l’extrême émotion née de la réussite des siens, trouve que son Etoile a également des atouts qu’elle fera valoir devant les Argentins: «On le sait, Boca Juniors est un ensemble très fort. Mon équipe aura son mot à dire dans ce match». Réaliste et aussi confiant, Marchand tentera de pousser les siens à l’exploit. «Il est demandé aux joueurs de faire montre d’une bonne application et de demeurer constamment concentrés tel qu’il l’ont fait face à Pachuca», souligne l’entraîneur étoilé. Pour lui, il s’agira de fournir l’effort, de patienter et de tenter de frapper les Argentins au moment opportun. Assisterons-nous au scénario du match livré à Pachuca? Peut-être bien, car il n’est pas exclu que les Etoilés puissent rééditer la prestation d’autant que le staff technique semble disposer d’autres cartes à jouer.


 


L’arme secrète de Marchand


Il est clair que sans Gelson Silva et Mehdi Mériah, l’Etoile n’a pas utilisé toutes ses cartes devant Pachuca. Le latéral gauche étoilé qui a purgé une suspension de deux matches est désormais à la disposition du staff technique. Pour Gelson, les considérations technico-tactiques ont primé lors du premier match. B. Dhifallah, pour son jeu de tête et sa combativité, lui a été préféré. Et il se pourrait que Gelson participe à cette rencontre face aux Argentins de Boca Juniors. Il pourrait, si tel est le cas, apporter un plus à l'animation offensive grâce à sa technique et à sa vivacité, au front de l’attaque. Autant Meriah que Gelson Silva jusque-là inconnus par leurs adversaires du jour peuvent constituer une arme (secrète) dont Marchand pourrait se prévaloir ne serait-ce que pour fausser les plans de l’entraîneur argentin.


 


Faites-vous plaisir, faites-nous rêver !


La victoire finale en Champions League a emballé tout le monde étoiliste, la participation au Mondial des clubs lui a donné encore plus de fierté, celle de voir le club atteindre l’envergure des grands et la victoire sur Pachuca a enchanté tout le monde. Réussir devant Boca Juniors comblerait la Tunisie sportive, la vraie. Alors, Ghezal et compagnie continuez l’épopée en allant jusqu’au bout de l’effort !


 


Mounir EL GAÏED


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L’adversaire


Une véritable légende...


 


Boca Juniors a été fondé le 3 avril 1905 par des immigrés génois (Esteban Baglietto, Alfredo Scarpatti, Santiago Sana et les frères Juan et Teodoro Farenga) sur la Plaza Solis. Le nom choisi fut en anglais car ceux ayant introduit le football en Argentine étaient les ouvriers anglais du chemin de fer. Son surnom de club Xeneize provient quant à lui du Zeneize, le dialecte gênois.


Le club évoluait à l'origine en blanc et noir, avant d'opter pour le rose. Toutefois, l'un des membres du comité directeur proposa rapidement d'adopter les élégantes couleurs jaune et bleu du pavillon d'un navire suédois qu'il avait vu entrer dans le port de Buenos Aires où il travaillait. Ce qui fut fait à l'unanimité.


Boca Juniors dispute son premier match le 6 mai 1905 contre Mariano Moreno. La première rencontre internationale fut jouée le 8 décembre 1907 contre Universal Montevideo. Et, enfin, le premier match professionnel contre Chacarita Juniors, le 31 mai 1931.



Boca Juniors joua dans le Championnat local et dans les divisions inférieures jusqu'en 1913, date de son accession à l'élite, lorsque celle-ci fut agrandie à 15 clubs.


Boca n'a jamais été relégué et a remporté 6 titres pendant la période d'amateurisme (1919, 1920, 1923, 1924, 1926 et 1930). Avec l'introduction du professionnalisme, Boca remporta le premier titre en 1931.


Le club a fêté le 3 avril 2005 son Xentenaire (en référence au terme xeneize), durant lequel 50 000 supporters se sont retrouvés pour une gigantesque fête en compagnie de l'un des joueurs emblématiques du club, Diego Armando Maradona.


Boca Juniors fut entraîné par Carlos Bianchi, qui a offert deux Coupes intercontinentales au club (2000 et 2003), avant de se retirer après une finale de Copa Libertadores perdue en 2004 contre le club colombien de Once Caldas.


Une rivalité féroce oppose Boca Juniors à River Plate, un autre grand club de Buenos Aires. Boca est considéré comme le club du peuple, alors que River est historiquement plus proche de la bourgeoisie. La rencontre de ces deux équipes donne lieu aux «super clasicos».


Boca Juniors a assuré sa présence au Japon en remportant la Copa Libertadores pour la sixième fois de son histoire. En finale, le club argentin s'est imposé face aux Brésiliens du Gremio grâce à deux victoires, 3/0 à Buenos Aires et 2/0 à Porto Alegre.


Avec trois titres intercontinentaux de part et d'autre, Boca Juniors et Milan sont en tête du classement des victoires, à égalité avec le Real Madrid et les deux géants du football uruguayen : Penarol et Nacional. Par conséquent, Xeneizes et Rossoneri ont la possibilité cette année d'ajouter un quatrième trophée intercontinental à leur palmarès.


Boca Juniors aura comme mission d'assurer la suprématie du football argentin, qui a triomphé à neuf reprises sur la scène intercontinentale. Mais attention, car l'Italie pointe à deux longueurs seulement (sept succès).


Le classement est le même en ce qui concerne le nombre de participations à l'épreuve : 18 côté albiceleste, contre 12 pour les divers représentants azzurri.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com