Avant les 3 coups : Tout reste possible…





L’Etoile a effectué lundi une séance de décrassage et les joueurs ont observé une après-midi de repos et de décompression avant de se concentrer sur la demi-finale d’aujourd’hui.


 


Lors de ses grands matches précédents, celui de la finale de la Ligue des champions et des quarts de finale du Mondial des clubs, Bertrand Marchand avait réussi deux grands coups alors que tout le monde prédisait deux défaites pour les Etoilés. En toute logique cette fois la tâche s’annonce très délicate pour son équipe qui fait son apprentissage du niveau mondial. Mais sur un seul match qui sait, d’autant que toute la pression sera sur le dos des Argentins.


En tout état de cause, le rêve caresse l’esprit de tous afin de réussir l’exploit.


Côté joueurs, seul Ammar Jmal continue à pâtir des blessures à répétition. Après des douleurs au niveau du quadriceps avant la rencontre de Pachuca, Jmal a été touché au niveau de la mâchoire suite à un télescopage avec son coéquipier Mohamed Sacko lors de la séance d’entraînement de lundi.


Pour ce deuxième match décisif et assez difficile, la formation tunisienne ne devrait pas changer de tactique. La prudence sera le maître-mot pour les coéquipiers de Seif Ghezal qui devront faire appel à leur grande générosité et solidité défensive pour essayer de neutraliser le rouleau compresseur argentin.


L’arrière-garde étoilée et le gardien Mathlouthi en premier doivent puiser au plus profond de leurs ressources pour contrecarrer la ligne d’attaque adverse et notamment Palermo, la grande force de frappe de Boca pour essayer par des contres rapides de surprendre les Sud-Américains.


Boca Juniors comptera sur la puissance et la grande vélocité de Martin Palermo pour le conduire à la gloire en Coupe du monde.


L’attaquant emblématique de la formation argentine rêve de rééditer sa performance contre le Real Madrid il y a sept ans lorsqu’il offrait la victoire à son équipe en inscrivant le doublé (2-1).


Il en avait gardé un sentiment mémorable, déclarant : «C’était une nuit inoubliable. Marquer deux buts contre un club comme le Real Madrid est inouï. Vous n’avez cette sensation qu’une seule fois dans la vie».


Heureusement pour l’Etoile, Boca Juniors ne pourra pas aligner pour ce Mondial l’autre vedette dont l’influence est immense au sein de l’équipe, à savoir Roman Riquelme qui est inéligible pour n’avoir pas été inscrit dans les délais fixés par la FIFA dès son retour à Boca Juniors en provenance de l’équipe espagnole Villareal.


Miguel Russo comptera sur la qualité collective de son effectif. Mais la pression sera immense sur Palermo qui a regretté l’absence de son coéquipier.


«Il nous manquera beaucoup. C’est un joueur au talent immense et qui prend les plus grandes responsabilités sur ses épaules», a-t-il affirmé.


Boca Juniors avait remporté à trois reprises la Coupe intercontinentale, disputée alors entre les champions d’Europe et d’Amérique du Sud, la dernière fois en battant Milan en 2003. La compétition s’est transformée en 2005 en Coupe du monde des clubs.


Mais après l’exploit historique de l’Etoile face au Pachuca, les Argentins affirment, malgré leur immense expérience, qu’ils ne prennent pas la victoire pour quelque chose d’acquis.


L’entraîneur de Boca, Miguel Angel Russo ne cachait pas à la presse qu’il s’attendait à rencontrer les Mexicains du Pachuca. «Et la presse argentine pensait que Pachuca sera vraisemblablement notre adversaire en demi-finales. Mais en football les favoris ont souvent perdu et on ne peut exclure une telle possibilité en Coupe du monde des clubs.


Beaucoup de gens parlent déjà de la finale contre Milan. En ce qui nous concerne, il y a d’abord un match très difficile contre l’Etoile. En football, rien n’est joué d’avance. La victoire de l’Etoile en quarts de finale m’a surpris... et satisfait.»




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com