Hommmage : Salah Mehdi, un art en ré-majeur !





L’Académie des Sciences, des Lettres et des arts «Beït al Hikma», chapeautée par le Pr. Abdelwahab Bouhdiba, est passée à la vitesse supérieure durant ce mois. Un hommage vibrant à l’artiste accompli Salah Mehdi est à l’affiche de cette institution, vendredi, l’après-midi.


 


Le week-end dernier a été très rythmé du côté de «Beït al Hikma» qui a abrité une séance de présentation de l’ouvrage du Pr. Alya Bornaz Baccar intitulé «Zoubeïda Amira, la dame de dar el Bacha». Cet envol littéraire avec cette publication encore fraîche n’était qu’un avant-goût de la journée d’étude consacrée à René Char, une figure emblématique de la poésie française et dont les écrits continuent à bercer nos mémoires.


Pour le nouveau rendez-vous, il sera réservé au talentueux musicien tunisien Salah Mehdi qui a bien marqué le paysage artistique tunisien par des compositions et des recherches qui ont fait de lui une vraie référence musicale. Docteur en musicologie, en lettres comparées de l’Université des Poitiers, licencié en droit, Salah Mehdi est l’exemple typique du musicien cultivé, dont le talent et la passion vont de pair avec la  formation académique. Musicologue, juge, compositeur, directeur et fondateur de plusieurs institutions musicales nationales et arabes et conférencier, Salah Mehdi a fait de la musique le cœur battant de sa vie. Généreux, il a choisi l’art pour s’exprimer. Des concerts en Europe, aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, au Brésil, dans plusieurs pays africains et sur tout le territoire arabe, Salah Mehdi est un artiste référentiel qui n’a cessé de nourrir la scène musicale par ses créations. D’ailleurs, il a à son compte plus de 600 compositions mêlant chants classiques et populaires, musiques instrumentales orientales et occidentales entre noubas, mouachahat, bachrafs et poèmes symphoniques, musique de chambre et pièces pour piano, nay, violons et harpes ainsi que quatre symphonies. D’où sa participation  en 1958 avec succès au concours de l'hymne national tunisien dont il compose la musique. Ses œuvres symphoniques ont été notamment jouées dans plusieurs festivals à Moscou et à Leningrad.


C’est autour de cet artiste exceptionnel que s’articulera la rencontre- débat de vendredi à Beït Al Hikma. Deux séances scientifiques marqueront cet après-midi parfumé à la tunisienne et qui verra la participation de plusieurs artistes et universitaires tunisiens qui l’ont côtoyé de près et qui ont été parmi ses disciples. Parmi les conférenciers qui sont sur la liste et qui jetteront dans leurs interventions et témoignages la lumière sur quelques aspects de la vie de cet artiste et juriste, on cite Sonia M’barek, Mourad Sakli, Lassaâd Griaâ, Haythem Achour, Mohamed Abid, Naoufel Ben Issa, Fethi Zeghonda, Ali Hechicha et Fethi Guesmi.


Cerise sur le gâteau sera avec Salah Mehdi qui offrira à l’assistance des fragments de sa mémoire avant de céder le micro à la cantatrice Sonia M’barek qui interprétera de sa voix mélodieuse «Ellil ah ya lil» de la chanteuse Naâma et dont les paroles sont signées par feu Mohamed Jamoussi, alors que les compositions sont de Salah Mehdi. Le deuxième voyage musical sera assuré par la chanteuse Rihab Seghaier qui présentera «Lyta Chiîri», un texte poétique de Cheikh Al Arbi Kabadi et dont la musique est signé par Salah Mehdi. Cette balade musicale avec ces deux belles voix féminines sera clôturée par la présentation d’un Mouachah qui a été écrit par Cheikh Salem Ben H’mida alors que la composition et l’interprétation sont signées toujours par Salah Al Mehdi. Ceux qui vont rester jusqu’à la fin de cette rencontre-débat auront la chance d’écouter en live ce maître.


 


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com