Selon Sarkozy : Le danger d’une guerre existe avec l’Iran





Le Quotidien-Agences


Le "danger d'une guerre existe" avec l'Iran, a déclaré le président français Nicolas Sarkozy, faisant valoir qu'Israël pourrait considérer sa sécurité comme "vraiment menacée" par le programme nucléaire de Téhéran, dans un entretien à paraître jeudi dans un hebdomadaire français.


Le président français a aussi indiqué être prêt sous condition à se rendre à Téhéran.


"Si l'Iran laisse l'AEIA (Agence internationale de l'énergie atomique) faire ses contrôles, je serais prêt à venir à Téhéran et examiner une collaboration sur le nucléaire civil", déclare le président français au Nouvel Observateur, se prévalant de "la confiance des Israéliens et des Américains sur cette question".


"Je n'ai jamais été pour la guerre. Le problème pour nous, ce n'est pas tant le risque que les Américains se lancent dans une intervention militaire, mais que les Israéliens considèrent que leur sécurité est vraiment menacée", affirme  Sarkozy dans Le Nouvel Observateur.


"Le danger d'une guerre existe", souligne-t-il.


Dans le domaine du nucléaire, "tout le monde est d'accord pour dire que ce que font les Iraniens n'a pas d'explication civile", affirme Sarkozy, alors que le régime iranien affirme que son programme d'enrichissement d'uranium a des fins civiles.


"Le seul débat, c'est de savoir s'ils parviendront dans un an ou dans cinq ans à une capacité militaire", poursuit-il.


Le président américain George W. Bush a affirmé mardi que l'Iran était "dangereux" et le serait encore plus s'il maîtrisait l'enrichissement d'uranium.


Par ailleurs, le président français se dit "prêt à aller à Damas" s'il y a une élection présidentielle "de consensus" au Liban et "si les assassinats s'arrêtent".  "Bien sûr, la Syrie n'est pas un régime démocratique mais s'il y a une élection de consensus au Liban, si les assassinats s'arrêtent et si la Syrie n'entrave pas l'action du Tribunal international (sur l'assassinat de Rafic Hariri, ndlr), alors je suis prêt à aller à Damas", affirme  Sarkozy dans cet entretien.


"J'ai voulu réconcilier la France avec les Etats-Unis, pas avec l'administration Bush", a déclaré d’autre part Nicolas Sarkozy.


"En renouant ces relations, j'ai obtenu deux choses", affirme le président français, "premièrement, que les objections américaines sur l'Europe de la défense soient levées; deuxièmement, (...) des avancées sur l'environnement et le protocole de Kyoto" contre le changement climatique.

"Si un homme comme Al Gore vient régulièrement en France m'apporter son soutien et si la question de l'environnement est devenue centrale en Amérique aujourd'hui, c'est aussi parce que j'ai fait bouger les choses", assure Nicolas Sarkozy.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com