U.S.M. : Mosrati, l’homme de la réconciliation





Grâce à leur victoire, les Monastiriens accèdent à la 3ème place et retrouvent de nouvelles ambitions, après s’être réconcilié avec leur public.


Cependant deux constats ont retenu notre attention lors de la rencontre face à l’ESZ, les maladresses répétées des joueurs, et cette certaine impression de malaise qui a caractérisé l’entourage de l’équipe.


A l’opposé du réalisme de Lotfi Rehim qui semble nous faire entendre «réaliser ce qu’on peut avec ce qu’on a», les fans ne cessent de se mordre les doigts après les 6 points perdus du décompte du moment face au ST, et à JS. La victoire de dimanche dernier a été, même, accueillie avec certaines réserves, eu égard à la prestation fournie lors de la période initiale du jeu. Il est vrai que les Achour, Mzali, Mosrati, et autre Ben Abdelkader ont commis des bévues élémentaires au cours du premier half à l’exception de Ayari, et Bokong qui ont émergé du lot. Le fond du jeu qui nous a été présenté n’est point à l’abri de certaines critiques. Un facteur fondamental a été, néanmoins, négligé, et qui, pourtant, était visible à l’œil nu. A défaut de soutien moral sollicité du public, les joueurs ont fini par se résigner à cette réalité amère engendrée par une grogne qui n’avait point sa raison d’être en de telles circonstances. Il a fallu, donc, que Mosrati déclenche  ce changement salvateur d’ambiance au niveau des gradins, et non le contraire. Le but du Menzélien (il est originaire de Menzel Nour) a eu, en effet, le mérite de faire passer de l’angoisse à l’euphorie.


Les supporters zarzissiens sont allés, en fin de match, s’en prendre et à leurs dirigeants, et aux joueurs qui n’ont pu faire bon ménage avec le soutien apporté 90 mn durant.


 


De cause à effet


Libérés, comme ils étaient, de leur blocage psychologique, les Bleus nous ont gratifié d’une seconde mi-temps époustouflante, et qui n’avait rien de semblable à la précédente. Plus d’affolement, plus d’erreurs dans la circulation de la balle, mais plutôt des prouesses chatoyante, et des gestes techniques de haute portée. Grâce à une efficacité retrouvée, doublée du plaisir de jongler, Achour et consorts n’ont point fait de détail, tout en pressant, usant et harcelant l’adversaire pour l’acculer à la faute. Evoluant en schéma synchronisé, avec la paire Mondabay-Ben Belgacem (avant d’être remplacés par Maâtouk, et Galbi dans les 15 dernières minutes), sur les couloirs, et Achour en tant que régisseur, les Monastiriens ont donné du fil à retordre à l’arrière-garde sudiste qui aurait pu concéder 2 autres buts. Ben Abdelkader, Bokong et Mosrati ont assuré les tâches de récupération, de relance, et de ratissage, dans le périmètre du jeu adverse si les Monastiriens ont eu raison chez eux, les Zarzissiens ont bien réussi à geler le jeu, en premier half, tout en restant à l’affût d’un contre anodin à catapulter, sans pour autant parvenir à cueillir leurs adversaires à froid qui semblait être l’objectif à atteindre. Terrassés au plus haut point, ils ont échoué, après le repos, de concrétiser leurs manœuvres offensives, remarquablement déclenchées par la ligne médiane, en l’absence d’opportunité chez les avants de pointe. Contrairement à leurs adversaires, ils auraient dû aborder la seconde mi-temps avec la même formation alignée au départ, les remplaçants Ilay, Rekii et Slama n’ont pu mieux faire que Bouzommita, H. Jabnoun et Laâribi. Comparés comme ils sont, aux Usémistes, ils ne peuvent que constater des destins croisés, en espérant trouver, sans trop tarder, le bout du tunnel.


 


M. NABLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com