Ariana : La passagère ivre agresse une auxiliaire de la police





Tunis-Le Quotidien


On ignore pourquoi cette passagère avait quitté son siège pour venir agresser l’agent de l’ordre d’autant qu’elle n’était pas concernée par cette opération de contrôle routier...


Il faisait nuit. La chaussée est glissante. Les agents de la circulation font  signe aux automobilistes pour qu’ils ralentissent. C’est une nuit d’hiver très ordinaire que s’apprête à passer la ville de l’Ariana.


Toujours est-il que le hasard a fait en sorte ce soir-là que cette auxiliaire de la police soit affectée dans ce point de contrôle situé à l’entrée sud de la ville des roses.


A l’aide de sa torche, l’auxiliaire de la justice tentait de rendre la circulation plus fluide.


Les usagers de la route sont orientés vers les voies les plus dégagées.


Subitement, une voiture roulant à grande vitesse en provenance de la banlieue nord de la capitale surgit.  L’agente de la circulation se pressa pour lever sa torche demandant au conducteur de se garer à droite.


A bord, il y avait deux passagers dont une femme assise à droite du chauffeur. Elle avança vers la portière gauche. Elle salua le conducteur qui se pressa d’abaisser la vitre.


Elle lui demanda les papiers du véhicule. Tout en examinant la carte grise, l’auxiliaire de la justice  fit remarquer à son interlocuteur qu’il conduisait très vite. La vitesse autorisée ayant été largement dépassée. Bien évidemment, comme tout chauffeur qui se «respecte», il jura sur la tête de sa mère et même sur celle de l’auxiliaire de police qu’il n’avait pas dépassé la vitesse autorisée.


Seulement et dans la foulée, l’agente releva une seconde «faute» beaucoup plus grave.


Le chauffeur conduisait dans un état d’ébriété. Il s’agit d’un délit et si l’alcootest est positif, cela pourrait lui coûter très cher.


Coup de théâtre ... la dame assise à côté du chauffeur quitta son siège. Elle se dirigea ensuite vers l’auxiliaire de police et sans aucune raison apparente, elle se jeta sur elle lui assenant successivement des coups de poing sans lui laisser aucune chance pour se défendre.


Constatant  la gravité de la situation, le chauffeur intervint et réussit à neutraliser sa passagère. Seulement, c’était trop tard. L'agente avait déjà appelé son unité et un patrouille a été dépêchée sur les lieux.


Embarqués au poste, les deux passagers ont été soumis à des analyses de sang. Le taux d’alcoolémie était très important. Cela expliquait quelque part, le comportement agressif de l’accusée.


L’auxiliaire de police quant à elle, reçut les soins nécessaires avant de voir ses blessures requalifiées par le médecin traitant comme étant de l’agression aggravée nécessitant vingt et un jours de repos. Il s’agit-là d’un crime relevant du code pénal et exigeant la mise immédiate de l’inculpée en détention.


 


 H. MISSAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com