Exposition : Balade avec les «Harems» de Souabni





De ses peintures se dégage une note poétique qui nous rappelle les écrits de Baudelaire et de Abou Al Kacem Chebbi. Ahmed Souabni a choisi cette fois-ci de jouer dans le territoire d’Eve et de dénicher quelques secrets et pensées. Sur les cimaises de «Caliga», l’artiste expose des fragments doucereux de cette femme charmante et charmeuse.


 


Durant tout ce mois, l’artiste Ahmed Souabni accompagne les fidèles de l’espace Caliga par une exposition miellée dédiée à elle. Une muse qui continue à bercer son imagination et à libérer son pinceau sur les toiles vierges. De chaque tableau surgit une histoire intime dont seul Souabni connaît les détails et les secrets.


Le résultat est très encourageant : vingt-cinq œuvres entre les pastels et les huiles et dont le cœur battant est toujours cette douce créatrice. Entre figuration et expressionnisme le style de Ahmed Souabni oscille, offrant aux visiteurs de cette galerie une multitude de regards grâce à cette exploration intelligente des formes, des tons, des nuances et même des émotions. Une sensualité conjuguée à une beauté fatale marque cette plongée très impressionnante dans le monde d’Eve. Dans cette sélection d’œuvres d’art, Ahmed Souabni joue bien la carte de nudité. Des belles nues vous interpellent dès que vous mettez les pieds à Caliga…Le trait fin et très élégant, le pinceau de Ahmed Souabni glisse soigneusement sur la toile pour esquisser de belles femmes qui n’ont aucun lien avec les nouveaux critères de beauté véhiculés par les mannequins et les starlettes du cinéma et de la musique.


«Les visions de Martini», «Le courrier mentholé», «Chagrin d’amour», «Souvenir d’été», «Parfum d’été», «Dans les bras d’Orphée» et d’autres œuvres nous dévoilent le monde intime des «Harems» de cet artiste. Aguichantes et ensorcelantes, les femmes de Souabni connaissent et maîtrisent bien les astuces de la séduction et les codes de l’apologie de la chair nue. Une série d’images admirables qui suscite la curiosité et réchauffe les cœurs et les esprits. Aux côtés de ces belles nues, Ahmed Souabni a concocté d’autres douces histoires signées lors de «La fête des mères», par «Cette petite vendeuse de fraises» ou lors de ces confidences entre la mère et sa fille et cette gamine et son pigeon… Ahmed Souabni ne rate aucun détail. Il fouille tout au long de ce territoire privé et intime pour dénicher des fragments très parfumés où la femme est toujours une reine. Son royaume est fait de couleurs et de traits. «Lorsque Souabni expose, le printemps se déplace, même en décembre» a noté le grand calligraphe de la Tunisie N’ja Mahdaoui sur le livre d’art d’une précédente exposition signée par cet artiste qui a pu malaxer élégance et intelligence. N’ja Mahdaoui n’avait pas tort car l’actuelle exposition qui orne depuis le début de ce mois les cimaises de la galerie d’art «Caliga» témoigne du talent hors pair de Ahmed Souabni qui sait bien semer le bonheur avec chaque toile et chaque trait. A découvrir jusqu’à la fin de ce mois.


 


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com