Tourisme saharien ou tourisme d’aventure ?





Nous partageons l’opinion des gens de Fitchratings concernant le fait indéniable que le tourisme saharien est sans doute la filière recélant le plus important potentiel de croissance dans la totalité du secteur. Mais il faut un peu refaire les comptes !


Comment ne pas regarder notre Sahara avec des nouveaux yeux quand on comprend qu’il est loin d’être unique ? Ce ne sont pas les déserts qui manquent : Afrique du Nord, certes, mais aussi Chine, Mongolie, Argentine, Chili, Péninsule arabique, Afrique australe, États-Unis, Mexique, Australie, Turkménistan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Inde, Pakistan…


Quand on passe tout cela en revue et quand on connait la beauté extraordinaire de certains de ces sites, on se pose la question : comment faire la différence ?


En réalité, le tourisme saharien en Tunisie est toujours resté un supplétif du tourisme balnéaire, ses revenus découlant essentiellement d’excursions d’un à deux jours au départ d’hôtels balnéaires. Une telle approche n’a pas permis aux hôtels du sud d’améliorer leur faible taux d’occupation (34% en 2006) et de réduire la saisonnalité du tourisme tunisien.


Eh bien, notre tourisme saharien a besoin d’une nouvelle identité, il a besoin de sortir des sentiers battus et peut-être parier sur l’image de tourisme d’aventure avec toute la mise en scène et tous les moyens qui vont avec. D’autres pays l’ont compris et l’ont appliqué et nous pouvons même aller plus loin car, ne l’oublions pas, nous pouvons compter sur la basse saison (l’hiver, où le balnéaire végète) étant donné la douceur du climat dans le sud du pays à cette époque.


 


Manoubi AKROUT


manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com