Liban : Retour à la case départ





Le Quotidien-Agences


L'élection du président du Liban par le Parlement a été reportée hier pour la neuvième fois, malgré des pressions internationales intenses pour convaincre les deux camps rivaux à mettre un terme à un dangereux vide à la tête de l'Etat.


"Le président du Parlement Nabih Berri a décidé de reporter la séance prévue pour aujourd'hui au samedi 22 décembre, à 12H00", heure locale (10H00 GMT), a annoncé Mohamed Ballout, porte-parole de Berri.


Il s'agit du neuvième report en moins de trois mois, alors que le Liban est sans président depuis la fin du mandat du pro-syrien Emile Lahoud, le 24 novembre.


"Les négociations politiques se sont arrêtées et nous sommes revenus à la case départ", a déclaré un député de la majorité, Moustapha Allouch.


"Nous sommes parvenus à une très dangereuse situation (....) c'est un dangereux précédent pour l'avenir du Liban", a ajouté la ministre des Affaires sociales et députée de la majorité Nayla Moawad.


La majorité anti-syrienne et l'opposition soutenue par Damas et Téhéran ne sont pas parvenues à se mettre d'accord sur le mécanisme d'amendement de la Constitution, nécessaire à l'élection du chef de l'armée Michel Sleimane, qui fait figure de candidat consensuel aux yeux des deux camps.


Les deux camps ne sont pas non plus d'accord sur la formation du prochain gouvernement.


L'amendement est une condition sine qua non pour élire le chef de l'armée car la Constitution interdit aux hauts fonctionnaires d'être élus à la présidence à moins qu'ils ne démissionnent deux ans avant l'échéance.

L'amendement doit être proposé ou adopté par le gouvernement. Or, l'opposition ne reconnaît pas le gouvernement actuel de Fouad Siniora, depuis la démission de ses ministres fin 2006.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com