Mondial des clubs : Bravo et merci, Etoile !





La prestation de l’E.S.S. au Mondial des clubs est tout simplement épatante.


Elle aurait pu être fabuleuse si les coéquipiers de Seïf Ghézal n’avaient pas raté de peu le podium.


 


La troisième place au classement , l’Etoile la méritait amplement n’eussent été deux fautes de trop qui amenaient les deux buts des Nippons d’Urawa  Red Diamonds. Frustrant certes, mais les champions d’Afrique ont tout bonnement ébloui toute la planète foot et ce, de l’avis de tous les observateurs. De l’exploit de battre  le 9 décembre l’équipe mexicaine de Pachuca (1-0) à la parité devant Urawa (2-2 puis 2-4 aux tirs au but) en passant par la belle sortie face aux redoutables Argentins de Boca Juniors (0-1), l’Etoile a prouvé qu’elle est bel et bien dans la cour des grands et qu’elle mérite tous les égards d’un champion.


La quatrième place obtenue est en fait une performance même si elle est quelque part contrariante. Car, les Etoilés méritent mieux que ce rang, la chance leur a tourné carrément le dos.


Toutes les composantes du monde du football ont apprécié avec un accent de profonde conviction la prestation de l’Etoile au Mondial des clubs.


De toute évidence, l’Etoile ne pouvait réaliser ce qu’elle a entrepris sans les talents qui composent l’équipe. Aux joueurs chevronnés tels que Ghézal,  Frej, Mériah, Ogunbiyi et Gharbi s’ajoutent d’autres non moins talentueux et fougueux tels que Chermiti, Felhi, Nafkha, Narry, Traoui et bien d’autres. C’est que l’amalgame est réussi et la sauce a bien pris.


D’un match à l’autre, il n’y en a pas eu un seul adversaire qui n’a pas tremblé devant l’Etoile. Grâce à un jeu limpide et vif et à l’inspiration des joueurs, l’Etoile a confirmé son titre de champion d’Afrique obtenu méritoirement le 9 novembre au Caire devant l’ogre ahlaoui. Mais l’ambition de l’Etoile, cette Etoile du Monde n’a pas été complètement satisfaite. Elle ne doit cependant rien regretter car son comportement devant les grosses cylindrées du monde a été plus qu’honorable, admirable même ! Elle quitte le Japon sans lui dire adieu, la tête haute et sans regrets mais quelque peu contrariée par le facteur chance qui fait - malheureusement - partie du jeu .


 


De nouvelles responsabilités


Réussir l’épopée du Mondial des clubs au Japon, c’est bien, c’est même très bien. Se maintenir au sommet et parmi le quatuor le plus performant au monde investit l’Etoile d’une lourde responsabilité, celle de sauvegarder les acquis et en corollaire développer les moyens pour tendre vers l’excellence !


La manne financière aidant, l’Etoile pourra se voir conférer une autre dimension autrement plus grande digne d’un champion d ‘Afrique et d’une Etoile du  Monde.


 


Mounir EL GAIED


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Du talent à en revendre


 


Même si Amine  Chermiti mérite la distinction de meilleur joueur étoilé lors du Mondial des clubs 2007, force est de reconnaître que toute l’équipe sahélienne est à féliciter pour sa bravoure, son application et sa façon de gérer cette joute continentale. Partie avec l'intention d’honorer le foot tunisien, elle a été tout simplement merveilleuse face à des adversaires qui lui étaient supérieurs, du moins sur le papier. Avec ce parcours honorable, l’équipe tunisienne a gagné de nouveaux galons dans la hiérarchie mondiale. Un statut qui ne manquera pas de rejaillir positivement sur tout le foot tunisien.


 


J.B.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com