A.S.M – O.B (1-0) : Frustrant pour les Béjaois





La loi du football est parfois impitoyable. Les Béjaois l’ont appris à leurs dépens face à un ASM implacable de réalisme.


 


La particularité des Marsois, cette saison, est de parvenir à forcer la décision, même dans un jour sans. Et hormis quelques prestations de rang, notamment face à l’EST, les protégés de Yaâcoubi ont pu glaner des points extrêmement précieux à l’issue de rencontres où ils subirent l’ascendant de leurs antagonistes, à l’instar du nul (2-2) face au ST, et pour ne s’en tenir qu’aux deux dernières sorties couronnées par des succès à Bizerte et, avant-hier, face à l’OB. En effet, force est de reconnaître que les Marsois s’en sont sortis assez chanceusement. Mais leur mérite est d’avoir réalisé une équation moyens-résultat, optimale.


C’est qu’en l’absence de véritables animateurs offensifs, tels que Keïta et Jéridi, tous deux encore convalescents, l’ASM n’avait d’autres choix que de privilégier la récupération pour évoluer en contres. Il ne pouvait en être autrement avec un profil de joueurs semblable à celui des Touati, Hammami, Mgannem et autres Mahjbi, le seul Amri n’étant pas à même d’assurer l’animation offensive, tout comme les suppléants El Adeb et Gabsi, même si ce dernier, incorporé à la 70’, a laissé entrevoir de bonnes prédispositions. Même dominés, les Marsois ont donc su tirer le maximum des moyens humains et techniques dont ils disposent, transformant en but la seule occasion qu’ils eurent, en dehors des quelques opportunités en fin de match, lorsque les Béjaois tentèrent leur va-tout final.


A propos de ces derniers justement, la frustration fut paroxystique. En effet, s’ils avaient mené de deux à trois buts, rien qu’à la pause, personne n’aurait trouvé à redire. Mais le ratage de Bacha et, à un degré moindre, Seïko, fut incommensurable. Ce dernier, irrité par la toile d’araignée tissée autour de lui par les défenseurs marsois, s’énerva au fil des minutes et perdit beaucoup de sa lucidité. Evoluant en 4-4-2 classique, les Cigognes ont bien quadrillé le terrain et chaque joueur a bien rempli sa tâche, notamment à l’entrejeu, avec un Sanogo très actif comme pivot axial et balayeur des deux côtés, le capitaine Afia et Jouini, au niveau des couloirs internes droit et gauche, et Boudabbous, le milieu le plus offensif et qui a bien alimenté le duo d’attaque, Bacha et Seïko.


Pour tout dire, avec davantage de concentration en phase de concrétisation, et surtout un mental plus fort et plus cimenté, l’OB est capable de se dépêtrer de sa mauvaise passe du moment.


 


Wahid SMAOUI


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La presse écrite, ce laissé-pour-compte


Tout un chacun a sûrement remarqué l’absence des déclarations d’après-match, sur tous les journaux. C’est que les confrères de la presse écrite ont attendu vainement, une bonne vingtaine de minutes après le match, devant une salle de conférence fermée à clé et dans un froid frigorifiant, l’arrivée des deux techniciens, avant de se résoudre à rentrer. Force est de relever l’organisation anarchique, puisque les collègues des chaînes TV jouissent d’un privilège gratuit, accomplissant leur travail aux abords du terrain et des vestiaires, alors qu’ils devraient le faire, au même titre que les journalistes de la presse écrite, à l’intérieur de la salle de conférence. Ces derniers, interdits d’accès aux vestiaires, demeurent donc marginalisés et leur boulot reste tributaire de l’humeur ambiante. Sans compter l’endroit aménagé en salle de conférence, contigu à la principale entrée-sortie des spectateurs et qui les condamne à se mêler à la foule et à essuyer le plus souvent les quolibets les plus orduriers. Et c’est toujours le lecteur qui est pénalisé en dernier ressort.



W.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com