Volley-Ball Affaire Guidara : Tout le monde a raison, tout le monde a tort !





Finalement le CNAS a rendu son verdict : Guidara sera banlieusard et... l’Espérance recouvrera son pactole.


 


Rappelons les faits : Ghazi Guidara était signataire la saison écoulée d’une licence au profit de l’Espérance. Bien sûr, cette licence, légalement, n’engageait les deux parties que pour une saison et une seule, puisque Guidara, de par son âge, pouvait opter pour un autre club à la fin de cette même saison. Et c’est justement pour s’assurer les services de ce joueur une saison encore (2007/2008) que l’Espérance «fait signer à Guidara un «contrat» de deux saisons. Les choses semblent donc claires : Guidara ne peut être qu’Espérantiste pour deux saisons. Et bien non. La preuve Guidara signe à la Saydia, la FTVB rejette mais le CNAS autorise à condition que l’EST soit dédommagée et que la FTVB sanctionne Guidara.


Nous pouvons donc comprendre que Guidara et la Saydia avaient le droit de «s’engager» ensemble pour cette saison. Idem pour l’Espérance elle était en droit de s’opposer à ce mariage.


Mais nous pouvons aussi comprendre que toutes ces parties étaient quasiment dans le tort, puisqu’aucune d’elles n’a eu un verdict totalement favorable.


Peut-être que le nul était très difficile à saisir dans cette affaire. Et la FTVB et le CNAS ne possédaient peut-être pas assez d’outils juridiques pour trancher carrément.


Il est vrai que le contrat entre Guidara et l’EST n’était pas un modèle du genre d’une part et, d’autre part, les textes juridiques de la FTVB ne s’intéressent qu’à la licence comme document liant joueur, équipe et fédération.


Et l’éthique ? Les décisions de la FTVB et à un degré moindre celles du CNAS, nous incitent à croire qu’il y a eu un non respect d’un contrat, en partie du moins par Ghazi Guidara. Ce que conteste d’ailleurs, vigoureusement l’intéressé. Malheureusement, pour l’éthique, l’outillage juridique, encore une fois, de la FTVB ne peut permettre clairement à cette éthique d’être sauve. Sauf si le Bureau fédéral s’appuie sur son pouvoir lui permettant de statuer sur toute affaire que les textes, ses textes, ne traitent pas. Et là, nous frôlons l’arbitraire.


Le volley-ball tunisien gagnerait certainement à épouser l’ère du temps et les spécificités du monde sportif. Et si la FTVB commençait par l’élaboration d’un contrat-type entre joueurs et clubs qu’une union à vie n’intéresse pas ?


 


Mondher JEBENIANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com