La presse mondiale tire la sonnette d’alarme : Le Pakistan au bord du chaos





Le Quotidien — Agences


"Chaos", "abîme", "précipice", "implosion": la presse mondiale a exprimé hier les craintes de voir le Pakistan plonger dans la guerre civile au lendemain de l'assassinat de l'ex-Premier ministre Benazir


Bhutto.


"Le meurtre de Bhutto menace le Pakistan de sombrer dans le chaos politique", s'alarme en Une l'International Herald Tribune.


Le Times dépeint une femme au "charisme et au courage extraordinaires" et dénonce un meurtre "destiné à détruire le droit du Pakistan à choisir". "Pour honorer sa mémoire, le Pakistan doit démontrer que la démocratie triomphera toujours sur l'extrémisme meurtrier".


Bhutto "quels que soient ses défauts... personnifiait la résistance à l'hégémonie militaire dans un pays qui a connu seulement de brèves périodes de démocratie", remarque le Daily Telegraph. "Son assassinat jette le doute sur le retour du pouvoir du peuple".


Pour le quotidien italien Corriere della Sera, "la première pensée, justement, va à son courage physique et politique". Mais le Pakistan est devenu "un point d'interrogation" et "restera, toujours davantage, une bombe, atomique, à retardement".


Pour le journal pan-arabe Al-Hayat, basé à Londres, cette issue était inévitable. Le programme de Mme Bhutto était "suicidaire". "Elle demandait aux généraux de rentrer dans leurs casernes après être devenus intoxiqués au pouvoir (...) (et) demandait à contrôler les 'usines à extrémistes' dans les écoles religieuses".


La presse espagnole s'accorde sur le mot "abîme" pour décrire le destin qui semble attendre le Pakistan, après un assassinat qui "porte la marque, une fois de plus, du fanatisme islamique", selon El Pais.


"L'attentat peut conduire à l'implosion politique du pays", estime le quotidien portugais Publico.


"La paix intérieure du Pakistan, sa stabilité et son avenir démocratique ont été tués avec Bhutto (...) C'est un grand coup pour le Pakistan, qui obère son futur", écrit le journal turc Milliyet.

"La démocratie gisant dans son sang, il pourrait bientôt ne demeurer en vie, dans ce pays, que l'extrémisme religieux et l'autoritarisme militaire", s'inquiète de même le quotidien belge Le Soir.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com