Nouvel an 2008 : Quand le prix des produits avicoles se fait des ailes…





Les Tunisiens s’attachent de plus en plus à accueillir la nouvelle année en famille. Et comme, chez nous, chaque fête doit impérativement rimer avec bouffe, fêter la fin d’année nécessite alors un tour au marché. Hier, au compartiment de viande blanche, l’ambiance était particulière…et les prix aussi !


 


Tunis-Le Quotidien


Sans doute 99,9% des Tunisiens ont passé la nuit du 25 décembre à faire autre chose que d’attendre le « Père Noël »  passer par leurs cheminées. D’ailleurs très peu de Tunisiens possèdent une cheminée. Mais ne pas croire à l’aspect magique de cette histoire de Noël n’empêche pas nos chers compatriotes à être de bons fidèles à la dimension « gastronomique » de l’événement le plus important, à savoir l’avènement  du nouvel An.


Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que de plus en plus de  Tunisiens s’attachent à célébrer cet événement en famille. Et comme, chez nous, chaque fête doit impérativement rimer avec bouffe, fêter la fin d’année nécessite alors un tour au marché. Certes, la fête nécessite beaucoup d’ingrédients, donc des dépenses additionnelles qui viennent s’ajouter aux dépenses de l’Aîd El Idha. C’est le pouvoir d’achat qui détermine la recette, mais ce qui est de plus en plus répandu c’est que beaucoup de  Tunisiens s’attachent à programmer un repas spécial durant la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Pour respecter la tradition de cette nuit, c’est souvent autour d’un poulet rôti qu’on préfère attendre minuit. Mais avant d’arriver là, il fallait faire la queue au marché de poulet.


Hier matin, l’ambiance était particulière dans le pavillon réservé aux revendeurs de produits avicoles sis au Marché Central de la Capitale. Il était inévitable de jouer des coudes pour se frayer un passage, tellement il y avait du monde dans cet endroit. L’affluence était moins importante dans des magasins situés en dehors du marché, répartis à travers plusieurs artères de la ville, mais «les ventes ont connu un véritable boom ces derniers jours et les recettes sont satisfaisantes », comme l’a affirmé un des commerçants du secteur. Pourtant, les prix ont connu une hausse il y a  quelques semaines. «L’augmentation a été inévitable au niveau de l’élevage eu égard la hausse des prix des principaux produits d’alimentation », explique le même commerçant. La hausse qui ne semblait pas dissuader les gens à acheter du poulet pour fêter le nouvel An, a été en effet opérée avant l’Aïd El Idha. Préoccupés par la viande ovine, les consommateurs ont été donc surpris d’apprendre que le prix au kilo du poulet de chair est passé de 3d240 à 3d890. Mieux encore, certaines catégories de viandes ont vu leur prix monter en flèche. Notre même interlocuteur cite le cas du steak de poulet dont le  prix du kilo a passé de 4d500 pour atteindre aujourd’hui les 6d450, soit 2d de plus d’un seul coup… Même tendance se vérifie au niveau tranches d’escalope facturées aujourd’hui à 6d le Kg.


Dans un autre magasin vendant les produits avicoles, on trouve des prix encore plus élevés. «Il s’agit du poulet de ferme - Djaja Arbi», répond  Mme Alia, tenancière du magasin, à notre interrogation quant à une plaque de prix affichant 5d755/Kg. Ce magasin qui attire beaucoup de clients en cette matinée de 31 décembre 2007, propose par la même occasion un service supplémentaire qui devrait certainement plaire aux femmes. Il s’agit de  désossage du poulet sur commande contre un petit frais de 500 millimes… 


 

H.G.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com