Les rendez-vous de la Rachidia : Un concert exquis…






Zied Gharsa, directeur actuel de la prestigieuse troupe de la Rachidia et son orchestre, ont offert, vendredi 28 décembre, au public du Théâtre municipal de Tunis une soirée de fin d’année riche en notes musicales.


 


Qu’il pleuve ou qu’il neige et qu’il fasse beau ou mauvais, les mélomanes ne ratent jamais les rendez-vous mensuels de la troupe de la Rachidia, devenus ancrés dans leurs habitudes. Vendredi dernier, il a plu des cordes. Et pourtant, Le théâtre était plein, presque comme un œuf. Jeunes et moins jeunes, hommes et femmes ont passé plus de deux heures de bonheur avec la bonne musique. Une musique haut de gamme. Une musique tirée du patrimoine qui défie  tous les temps et qui n’a rien à voir avec ce qu’on appelle musique moderne faite de tout et de rien ou plutôt qui ne traduit que la médiocrité. Dans ce vide,  la Rachidia, qui elle-même souffre (faute de moyens) de pas mal de carences dans la créativité et l’innovation, arrive à se distinguer dans le paysage et à s’imposer de tout son poids là où elle est invitée à se produire.


Le programme concocté pour ce soir-là était comme attendu. Un bouquet qui sent bon le musc. Très bon du  répertoire légué par une pléiade de nos artistes. Il y a eu des «mouachahat fi tabâ rasd edhil et d’autres fi tabâ el houssine saba» interprétés par la chorale. L’assistance a grandement applaudi «Laîba dhabiou», «y a qad ghosn al bal», «kif al aâmal», «Al qhalaâ teêjebni» et autres petites perles enchanteresses. En solo, se sont succédé, Mehrzia Touil et Abdessattar Sediri qui ont été à la hauteur de leurs aînés dans notamment «Lanmathlek la bechams la bel gamra», «y a Hajira», et autres «Dar elfalak». Vers la fin, Zied Gharsa a préféré donner un plus et interpréter seul  un extrait du malouf tunisien, un mawal charqi et terminer en beauté avec «Felghorba Fnani». Pour les puristes, ils pensent que «Zied aurait dû  chanter en premier et laisser la chorale vers la fin. C’est plus enchanteur et les gens étaient aux anges». En somme, la soirée était de haute facture. Bravo, les artistes. Et  bonne continuation, avec l’espoir de vous revoir en 2008  avec de la nouveauté. (S’il vous plaît !). Un dernier mot: un autre merci aux gens du Théâtre municipal qui ont, enfin, pensé à réparer (et il était temps) les chauffages de la Bonbonnière de la capitale. La salle n’était pas du tout glaciale. Au contraire,  les amoureux de la musique  étaient bien au chaud et n’ont pas grelotté ce soir-là. C’est tant mieux ainsi.


 


Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com