2008, Année de la Traduction : Pas pour trahir mais pour construire





Le ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine expliquera demain à Dar El Mestiri les raisons de la proclamation de 2008, année de la traduction et donnera le coup d’envoi d’un bal de travaux qui changeront certainement la grisaille du livre en une meilleure mine.


 


Nous avons entamé une nouvelle année avec l’espoir de voir plus d’activités dans le paysage culturel et artistique. Normalement, on n’a pas beaucoup à nous plaindre côté théâtre, côté Arts plastiques et côté cinéma. Mais du côté musical, il reste  beaucoup à faire. A l’issue de la Consultation Nationale  sur la musique, rien n’a encore vu le jour. Les résolutions prises par les professionnels du secteur n’ont pas encore donné leurs fruits.


De même, l’univers livresque n’est pas en meilleure santé. Plusieurs carences affectent le monde de l’écriture et de l’édition, mettant même en danger de stérilité la créativité. Nos hommes de culture n’ont plus d’autre choix que de se réveiller et de  redoubler d’efforts pour intéresser les jeunes et les moins jeunes  en  redorant leurs jaquettes et leur contenu avec des produits qui vont de pair avec un esprit  nouveau  correspondant à ce qui se passe ailleurs et mettant l’échange comme un pilier de construction sur des bases solides, afin de  ne pas stagner et progresser au rythme des pays qui avancent dans tous les sens et à la cinquième vitesse.


Le livre, aujourd’hui, on le sait, est de plus en plus bousculé par d’autres supports de technologie moderne comme l’internet. Devant cette invasion virtuelle, le livre  n’arrive  plus à retrouver sa place d’antan au soleil du savoir. Même pas un petit carré grand comme un mouchoir. De moins en moins on en  consomme et les attentions de plus en plus détournées voire  branchées ailleurs. Ceci n’est pas seulement propre à la Tunisie. Pratiquement, tous les pays du monde en sont touchés. Mais le phénomène touche beaucoup plus notre région. Et il est grand temps de réagir.


Le fait que les décideurs tunisiens ont  proclamé 2008 l’Année de la Traduction explique une prise de conscience de haut niveau. Jeudi 3 janvier, le ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine donnera le coup d’envoi de cette année qui se profile intense. Une conférence de presse sera donnée à cet effet au Centre de Traduction, sis à Dar El Mestiri du côté de Bab Souika  par le philosophe Mohamed Mahjoub qui dirigera le long de cette année les travaux (séminaires, débats et autres, en profondeur). Sur le bureau de ce dernier, une pile de propositions à soumettre à nos écrivains (poètes, essayistes, romanciers…) et traducteurs dans toutes les langues, tous appelés à mettre les bouchées doubles pour que tout se passe au mieux…Un appel à tous ceux qui affectionnent encore l’encre et la plume.


 

Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com