« Beït Al Hikma » : Yalaoui, le grand jongleur des mots





L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït Al Hikma » continue à rendre hommage à des hommes qui ont marqué et marquent encore la vie culturelle nationale. C’est autour du traducteur et chercheur Mohamed Yalaoui que s’articule la nouvelle rencontre prévue pour ce samedi.


 


Après l’hommage rendu au célèbre poète René Char et au talentueux musicien tunisien Salah Al Mehdi, les fidèles de « Beït Al Hikma » auront un nouveau rendez-vous avec le professeur Mohamed Yalaoui.  Figure de proue de la vie culturelle, cet universitaire a nourri la Bibliothèque nationale et arabe de plusieurs vérifications littéraires du recueil de poésie de Ibn Al Hani, d’Al Maqrizi, Al Bladhri… sans compter la traduction d’une centaine de textes de la langue arabe à la langue française et vice-versa. Enseignant à la Faculté des lettres entre 1968 et 1989 dont il était le doyen entre 1973 et 1978, ministre de la Culture une année après, Mohamed Yalaoui a été au cœur du mouvement culturel national et de toutes les mutations qui ont marqué les universités tunisiennes et les établissements culturels. Portant plusieurs casquettes, celle d’écrivain, de chercheur, de traducteur et d’interprète, Mohamed Yalaoui a su au fil des années lever le voile sur plusieurs œuvres référentielles et déterminantes dans la recherche académique. C’est dans cet esprit que l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts organisera, samedi, à partir de 15h00, une rencontre débat autour de cette généreuse plume dont la contribution à l’évolution de la discipline de la traduction et de la recherche littéraire est incontestable. La première séance qui sera présidée par l’universitaire et directeur du Centre national de la traduction, Mohamed Mahjoub, sera marquée par les interventions d’une pléiade de nos chercheurs dont on cite Mounira Chapeauto Rmadi, Abdelaziz Kacem, Abdelhamid Kammoun, Tayeb Achech et Jilani Belhadj Yahia. Quant à la deuxième séance qui sera chapeautée par l’universitaire Abdelaziz Kacem, elle verra la participation d’une brochette de nos universitaires qui mettront l’accent sur l’apport de Mohamed Yalaoui dans la discipline de la traduction. Mohamed Mahjoub, Habib Aouadi, Hasna Trabelsi, Hamadi Sammoud et Mabrouk Mannaï  jetteront la lumière sur les diverses traductions et surtout sur la vérification du recueil de poésie d’Ibn Al Hani signées par Mohamed Yalaoui et qui a permis aux chercheurs de bien comprendre et analyser les écrits de Ibn Al Hani et de son époque. Une rencontre scientifique intéressante et enrichissante qui souligne l’apport de cet universitaire dans une discipline qui a fait, il y a des siècles, la splendeur de la culture islamique. La traduction, est en fait un mouvement intellectuel et littéraire qui a constitué le maillon fort de l’histoire du monde islamique. Depuis sa décroissance, le monde arabe et islamique est en décadence continue. C’est à Beït Al Hikma, présidé par le Pr. Abdelwaheb Bouhdiba  que le débat sera lancé autour de la traduction, surtout que cette année a été déclarée « L’année nationale de la Traduction».


 


Imen ABDERRAHMANI 




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com