La Ligue 1 comme elle va : Le maudit sort sfaxien ne s’essouffle pas !





Même dans sa froideur, en cet hiver pluvial, le championnat local continue à intéresser et surtout à… inquiéter.


Des performances sur le terrain, on ne retient plus que des miettes, car c’est au niveau des crampons, des sifflets et des mentalités malades que tout se joue actuellement.


 


C.S.S: malédiction et… comédie


Encore une fois, c’est le CSS qui est au centre des discussions post-journées, et c’est un joueur sfaxien qui en est la triste vedette. Après l’attachant Emir Haj Messaoud qui voit sa carrière sérieusement compromise, c’est au tour de l'attaquant ghanéen Okopo de subir un sort aussi malheureux. Cette succession de graves blessures, en l’espace de quinze jours, suscite du côté de Sfax l’ire justifiée des joueurs, supporters et dirigeants. Le second épisode, survenu samedi dernier au cours du match CSS - EST, a tourné au vinaigre avec tout ce qui s’est passé sur le terrain, devant les vestiaires et même sur les gradins et la tribune «d'honneur»! Les joueurs du CSS ont été sommés de quitter le terrain en guise de protestation et leurs dirigeants n’ont vraisemblablement pas pensé aux retombées d’une décision aussi grave. Il est vrai que le scénario a de quoi faire parler un muet, mais au niveau des hauts dirigeants, il faut savoir gérer de telles situations et faire preuve de plus de calme et de savoir-faire et éviter tout acte d’hystérie et même de… comédie ! On a tout vu à la fin de ce match, avec des joueurs espérantistes qui n’ont pas hésité à aller faire la faite devant les gradins réservés à leurs supporters alors qu’un devoir de réserve s’imposait. On a vu le président du CSS faire entendre à l’arbitre des mûres et des pas vertes devant tout le monde, y compris les caméras et les micros des médias. La gabegie a été générale et le porte-parole du CSS a, lui aussi, joué les vedettes avec des déclarations contradictoires désolantes.


Comment la Ligue et la FTF vont-elles aborder et négocier ce dossier? Quelles sanctions va-t-on décider à l’encontre du CSS, une école de fair-play qui ne retrouve plus, ces dernières années, ses réelles vertus? On va attendre quelque temps pour le savoir, mais il y aura sûrement beaucoup à dire après le… procès !


 


Froide revanche pour Yaâcoubi


Le coach marsois ne peut rêver d’un scénario plus flatteur. Face à l’USM, l’équipe qu’il a entraînée au début de la saison passée avant d’être… remercié, Kaïs Yaâcoubi a réalisé un véritable festival. Vainqueur à l’aller (4-1) sur son terrain à La Marsa, il a récidivé dimanche dernier à… Monastir, puisque l’ASM l’a emporté en déplacement (1-2). Ces deux victoires ne laisseront sûrement pas les supporters monastiriens indifférents. Ils ont tout fait pour le chasser malgré un parcours satisfaisant au cours des premières journées. Aujourd’hui, ils ne peuvent que regretter leur attitude et leur précipitation. Sur le terrain, en l’espace de deux matches, Yaâcoubi leur a fait montrer ce dont il est capable et de quelle manière ! Comme quoi, le public est tenu à ne pas mettre le nez dans les affaires techniques de l’équipe, car la passion finit souvent par l’emporter sur la raison et les regrets ne servent à rien lorsque le mal est déjà fait. Kaïs peut, aujourd’hui, se rappeler cet épisode, celui de son limogeage, sans avoir à rougir ou à se défendre.


 


E.S.S: une question de motivation


Seigneur en Afrique, après un parcours éblouissant et une consécration méritée en Ligue des Champions, le club sahélien a davantage surpris en tenant tête aux meilleurs au Mondial des clubs au Japon. A voir l’Etoile jouer contre Al Ahly ou Boca Juniors, on trouve du mal à reconnaître cette équipe qui ne crève pas l’écran pour autant en championnat local malgré le titre de champion, remporté la saison passée. En Ligue 1, on a l’impression de voir une autre Etoile qui, confrontée à une équipe locale, redevient plus… petite, alors qu’elle n’a rien à envier aux plus grands. On a eu à le constater face à l’ES Zarzis et Jendouba Sport et, à chaque fois, les Etoilés ont dû cravacher dur pour éviter le pire alors que, sur le papier du moins, ils étaient nettement supérieurs. A notre avis, il s’agit d’une certaine mentalité à soigner. Les joueurs ne se donnent à fond et ne se surpassent que lorsqu’ils se trouvent hautement motivés. C’était le cas en Ligue des champions et au mondial des clubs et on a eu à voir des joueurs survoltés que rien ne pouvait arrêter. Certains vont dire que ça n’a rien d’étrange puisque le grand Milan, vainqueur au Japon, vient de subir deux défaites consécutives en Italie. Or, pour une équipe qui ambitionne de faire partie, de manière définitive, du clan des grands, les joueurs doivent faire preuve d’une meilleure constance dans l’effort, du même respect de l’adversaire et du même désir d’avancer et de viser de nouveaux objectifs.


 

Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com