Année nationale de la traduction : Un autre pont pour le dialogue entre les civilisations





En présence d’un parterre d’écrivains, poètes, traducteurs, universitaires, et autres  hommes de médias, le ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine a donné hier matin au siège du Centre National de  la Traduction, le coup d’envoi d’une année qui se profile riche en édition dans toutes les langues du monde.


 


«Parmi les décisions présidentielles annoncées en 2006, l’année 2008 a été  proclamée « l’année Nationale  de la Traduction ». Et c’est une première dans le monde arabe. C’est aussi une occasion pour que notre  pays continue à s’ouvrir davantage  sur les autres. Il s’agit bien d’un pont d’échange culturel entre les pays du monde et il n’y en a pas mieux. La traduction va  certainement nous permettre de nous frotter aux autres cultures, de se faire connaître et de découvrir, par le biaist de la  circulation entre les langues, ce qui se fait de bon ailleurs. La traduction n’est qu’un pont inévitable de va et vient  pour assurer la continuité et le dialogue entre les peuples. Ce Centre a été créé dans l’intention de se consacrer à la traduction pour véhiculer les connaissances de part et d’autre. Et d’inviter les penseurs à travailler sérieusement sur des projets dont l’objectif est d’épanouir notre mouvement livresque à l’intérieur et l’extérieur de nos murs. Le choix de Dar El Mistiri par le ministère n’est pas aussi un hasard. C’est parce que la maison a appartenu à une famille qui,  dans le passé, si on empruntait les propos de l’historien tunisien, Ahmed Ben Dhiaf dans son livre connu sous le générique de « Al-Ethaf », respectait  la noblesse de l’écrit et des ouvrages». Cette maison restaurée était dans un état délabré. Aujourd’hui, elle est un  monument classé dans le  patrimoine universel. Comme vous voyez,  c’est un véritable bijou et son architecture arabesque finement décorée et ciselée est de haut niveau. Elle a inspiré les ingénieurs et autres pour continuer dans le même sillon et garder le cachet de chez-nous, et par delà l’authenticité de notre pays. Ceci est aussi un choix du Président Ben Ali pour sauvegarder notre patrimoine, s’accrocher à notre identité tout en ouvrant une fenêtre sur les autres civilisations. «La traduction est donc la meilleure des façons pour dialoguer avec les autres. Notre pays est déjà ouvert sur d’autres expressions. Comme le français, l’espagnol et l’autre langue universelle, l’anglais», a notamment dit le ministre Mohamed Aziz Ben Achour dans son allocution inaugurale mettant ainsi la première conférence de la saison dans son cadre.  


De son côté, le philosophe Mohamed Mahjoub, qui va chapeauter tous les travaux de la maison, a passé en revue le programme de l’année après avoir expliqué l’infrastructure de l’institution. «Il s’agit d’une responsabilité importante et j’espère l’accomplir comme il se doit et être à la hauteur de la tâche confiée par les plus hautes instances du pays. Le Centre est une institution culturelle nationale créée en vertu du décret n° 401/2006 en date du 03 février 2006. C’est une institution publique à caractère non administratif, dotée d’un statut juridique et d’une autonomie financière et placée sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine. Le centre a pour vocation l’information, la formation, la documentation et les études… », a – t- il expliqué.


Le Centre est constitué d’instances administratives, scientifiques, et autres commissions réparties sur plusieurs secteurs, équipes et branches que dirigeront d’éminents professeurs. Comme Mohamed Ghozzi, Hédi Timoumi, Amel Grami, Hamadi Samoud, Mohamed  Kamel eddine Gaha, Jalel Eddine Saïd, Hichem Rifi et autres. Le programme de l’année a été déjà sélectionné. Nous lisons sur le dossier de presse près de 28 titres à traduire. Cette liste n’est que provisoire, car, on a prévu une cinquantaine  de livres de littérature, d’histoire, d’art et d’esthétique. Et pas seulement. D’autres titres de philosophie, de linguistique, de pensée universelle et autres dictionnaires subiront le même sort et circuleront dans d’autres langues l’année encours.


Outre cette batterie de travaux  qui animera nos traducteurs et penseurs,  le long d’une douzaine de mois, le centre abritera plein d’activités et circulera même dans d’autres espaces culturels et universitaires  pour mieux toucher les jeunes et moins  jeunes. Tout est donc noté sur papier et prêt à circuler.


En marge de cette machine à traduction continue qui va illico commencer  à tourner, il y aura une foule de colloques, de journées d’étude et autres, pratiquement tous les mois avant de clôturer l’année avec un colloque international (novembre 2008) et autres séances pour  faire  le bilan et dresser le tableau  d’expressions diverses. Le programme  sera étoffé par des traducteurs, artistes plasticiens, poètes, historiens, hommes de théâtre et de cinéma, philosophes et universitaires de chez- nous , avec le concours de nos amis allemands, français, italiens, espagnols, anglais…


 L’année s’annonce donc grandement rythmée et nos acteurs culturels ont du travail sur les planches. Ils n’ont qu’à retrousser  manches et manchettes pour redorer le blason de l’écrit et l’écriture, seuls moyens  pour assurer le dialogue entre les citoyens du monde et élever du niveau du savoir dans nos murs..          


 


Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com