Agriculture : Une nouvelle stratégie pour améliorer la rentabilité de la filière oléicole





La Tunisie, 4ème producteur mondial d’huile d’olive vient de mettre en place une nouvelle stratégie pour améliorer la rentabilité de la filière oléicole qui demeure largement dépendante des aléas climatiques.


 


Tunis - Le Quotidien


Avec 56 millions de pieds d’oliviers représentant près du tiers des terres agricoles, la Tunisie est le 4ème producteur et le 3ème exportateur d’huile d’olive en vrac au plan mondial.


Ces chiffres éloquents sont souvent présentés comme étant l’olivier qui cache la forêt.


L’huile d’olive constitue à peine 4% des exportations totales du pays qui ne dispose que de 24 unités de conditionnement ayant une capacité de 15.000 tonnes pour une production moyenne supérieure à 200.000 tonnes par an.


Pour pallier à ces insuffisances, les pouvoirs publics ont mis en place une nouvelle stratégie pour améliorer la rentabilité de la filière oléicole.


Cette stratégie prévoit en premier lieu l’augmentation des quantités d’huile exportées après conditionnement grâce notamment à la mise en place d’un fonds spécial destiné à aider les entreprises et les associations professionnelles opérant dans le secteur à augmenter la capacité de conditionnement.


Ce fonds de promotion de l’huile d’olive conditionnée prévoit l’octroi de primes représentant 50 à 70% du coût des opérations de conditionnement.


La stratégie prévoit aussi l’augmentation de la surface totale des oliveraies estimé à 2,7 millions d’hectares actuellement à travers l’aménagement de quelque 30.000 hectares par an.


Autres mesures visant à améliorer le positionnement de l’huile d’olive tunisienne : le lancement de marques locales de l’huile embouteillée et l’encouragement de l’agriculture biologique, qui représente un atout de taille sur le marché européen à travers la limitation des engrais et des pesticides.


L’Etat prévoit, par ailleurs, l’augmentation des surfaces irriguées pour limiter la dépendance de l’oléiculture aux aléas climatiques et l’amélioration des techniques de récolte et de trituration qui demeurent artisanales.


En attendant l’exécution de cette stratégie qui contribuera à renflouer les caisses de l’Etat, les producteurs tentent de conquérir de nouveaux marchés, notamment en Asie et en Amérique du nord pour échapper à l’emprise des grandes firmes italiennes et espagnoles qui absorbent actuellement 96% de l’huile d'olive tunisienne exportée en vrac avant de l’embouteiller et de le vendre sous leurs propres étiquettes sans en mentionner l’origine.


 


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com