«Ticket pour… le cinéma» : Laissez-moi rêver !





Un cycle de cinéma sous le signe du rêve: c’est bien cela le thème des films qui seront projetés à El Teatro durant le mois de janvier, dans «Ticket pour… le cinéma».


 


Le ciné-club de Tunis Djebril Diop Mambetty organise pour ce mois en cours un «Ticket pour… le cinéma», à 1 DT seulement. Les cinéphiles auront à voir ou revoir avec un plaisir renouvelé des films du répertoire mondial, bien évidemment faisant fi du commercial.


Comme il est de coutume pour le ciné-club de Tunis, les œuvres du cinéma qu’on projette ne sont pas ce qu’on est allé à appeler des films «corn-flakes», que l’on oublie à la sortie de la salle de projection.


Au programme de la manifestation des films les plus beaux, car invoquant le rêve et les souvenirs de leurs réalisateurs.


Dans la foulée, on classe «Cinema Paradiso», de Giuseppe Tornatore (le 7 janvier) et «Le marchand de rêves» (le 28 janvier) du même auteur, «J’aime le cinéma» de l’Egyptien Oussama Fawzi (le 14 janvier), et «La boîte magique» (le 21 janvier) de Ridha Béhi.


Les projections, prévues chaque fois à 18h00, seront suivies de débats. Histoire de créer une critique cohérente et constructive autour d’œuvres ayant fait couler beaucoup d’encre.


A commencer par le cinéma de Giuseppe Tornatore. Le célèbre cinéaste italien s’est toujours caractérisé par son engagement civil et la grande poésie qui émane de ses films. Tout jeune déjà, il se montre attiré par l’interprétation. Son film «Cinema Paradiso», nous place sur cette lancée. Il nous parle de Salvatore, un cinéaste qui apprend le décès de son ami d’enfance. Flash-back. Quarante ans plutôt, en Sicile, Salvatore surnommé Toto, hantait le cinéma «Paradiso».


Quand il  n’était pas à l’école ou à l’église, il s’enfuyait avec Alfredo qui lui apprenait la vie grâce aux mélos et aux comédies.


Toujours attiré par l’amour du cinéma, Giuseppe Tornatore réalise «Le marchand de rêves». Dans ce film il nous parle d’un imposteur réalisateur qui filme les gens pour quelques sous, en leur faisant croire qu’il allait monter un film dont ils sont les personnages protagonistes.


Le film de Ridha Béhi, sorti en juin 2003 «La boîte magique» nous permet de vivre un rêve mais celui du réalisateur lui-même.


Le film, primé aux JCC 2003, est une œuvre auto-biographique. «Ce n’est pas un film de souvenirs qui seraient égrenés selon le goût —plus ou moins auto-complaisant— d’un cinéaste en veine de poésie. Ce n’est pas non plus un pamphlet contre les injustices subies. L’auteur ne règle pas ses comptes… tout au plus un peu avec lui-même», avance le réalisateur Ridha Béhi qui poursuit l’analyse de son œuvre en expliquant «qu’elle a été créée à un moment charnière de son existence quand s’éloigne le passage des quarante ans, qu’on s’est investi sans détours, totalement, dans l’expression de son art, que surviennent les premières angoisses du temps qui passe, les premières alarmes de l’usure du corps».


Voilà donc une série de films qui s’inscrivent naturellement et nécessairement dans la fidélité du réalisateur à lui-même, à ce qu’il croit essentiel.


 

Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com