Billet… Quand la volonté fait défaut !





Depuis quelques temps, l’Union des écrivains tunisiens est entrée en hibernation. Le changement du comité directeur et tous les débats houleux qui ont marqué cette phase transitoire n’étaient qu’une tempête dans un verre d’eau. Car et depuis, cette institution censée être une pépinière d’idées et un espace d’échange entre toutes les plumes tunisiennes est restée déconnectée et loin des vrais soucis et des problèmes de la créativité littéraire nationale. Une mission inaccomplie pour un espace qui a été créé dans le but de défendre la liberté d’expression, promouvoir la production tunisienne à l’intérieur du pays comme à l’étranger et soutenir les écrivains tunisiens et promouvoir les moyens d’édition, de traduction et de diffusion de la production nationale.


Déserté par le public aussi bien que par ses adhérents, le siège de l’Union des écrivains tunisiens est devenu un espace fantomatique que même les oiseaux de l’Avenue de Paris ont abandonné. La fermeture, qui a duré longtemps, laissant un vide dans le paysage littéraire tunisien,  et ce «chômage» volontaire semble toucher à son terme. Et comment ? Pour la reprise, l’Union des écrivains tunisiens (UET)  a choisi d’inviter l’écrivain allemand Jürgen Yankovsky pour une rencontre-débat. Une invitation étrange qui ne colle pas à la réalité de l’époque et des projets littéraires et culturels prioritaires pour cette nouvelle année. Pourquoi la reprise sera allemande et où sont passés nos écrivains, critiques littéraires, universitaires et toutes les productions littéraires de l’année écoulée ? Et quel lien entre l’invitation de cet écrivain et l’Année Nationale de la traduction ? Sachant que ses œuvres ne figurent pas sur la liste des titres programmés pour la traduction durant cette année.  Une rentrée ratée de la part de l’Union des écrivains tunisiens qui aurait dû penser à programmer une série de rencontres avec des auteurs dont les oeuvres seront traduites durant cette année, à savoir Hassen Nasr, Hassen Ben Othmane, Hassouna Mosbahi, Ezzeddine Madani, Aroussia Nalouti, Faouzia Zouari, Azza Filali… Outre ces rencontres avec nos plumes, le comité directeur aurait pu inviter les académiciens et les universitaires qui ont encadré des thèses de doctorat autour de ces œuvres et de ces écrivains. Les idées ne manquent pas, seule la volonté semble faire défaut. Jusqu’à quand cette démission ? Où sont les projets annoncés par le comité directeur lors de l’élection du nouveau bureau ? Où sont passées les promesses du nouveau bureau ? Des questions qui restent suspendues en attendant cette réouverture longtemps attendue !


 

I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com