Un festival est né : Le 14 à «Tambours battants»






Un autre événement artistique international est en train de pointer du nez dans nos murs. Avec la complicité des jeunes et moins jeunes et les pros sont de la partie d’un carnet rose de Ramadan 2008. Les Tunisiens et Tunisiennes ne peuvent que se féliciter de cette naissance. «Autant, il y en a, autant les choses iront pour le mieux», nous a confié un jour Si Mustapha Okbi, le patron de l’Acropolium, mais dans un autre contexte.  


 


Tout au début, c’était une idée. «Une simple idée sur un coup de tête, qui remonte à une année et demie. Alors que j’étais en train de causer tranquillement avec le jeune cinéaste et ami Walid Tayaa, sur  tout et sur rien, et sur des projets pour meubler la galerie et créer l’événement, tout d’un coup, une chose nous a effleuré l’esprit au même moment. On s’est regardé les yeux  dans les yeux et on s’est compris. On a sauté de joie comme des enfants. Et youpi! Pourquoi pas un festival!...», nous  a confié  ZAK- nom artistique d’une des quelques membres actifs de cette seule galerie d’art, Le 14, sise dans une zone industrielle à la Charguia II, montée et gérée par des femmes (uniquement des femmes) de culture. Et qui croient fermement à l’évolution sociale via ce secteur qui coûte à l’Etat plus d’1% de son budget.  


L’idée était géniale mais il fallait savoir comment la mettre en forme. «Et surtout de ne pas faire du n’importe quoi. Car le projet se profile grandiose et nous devons faire appel aux pros et aux aînés. Nous n’avons cru à l’aventure qu’après avoir l’OK de Kays Rostom. Qui sera  notre directeur artistique», raconte la jeune dame rassurée.


Depuis, le projet est sur un feu doux en train de mijoter, le temps qu’il faut avec les bons ingrédients. Et pour que ça soit de facture internationale, il a fallu inviter pas seulement des étrangers et se contenter, mais de penser aux grosses pointures. Kays Rostom a pris sagement les choses en main et contacté les bonnes têtes. Pour les affiches de ce festival qui aura lieu du 10 au 14(encore un 14 et quelle heureuse coïncidence avec cet espace situé en effet au numéro 14) septembre prochain. C’est-à- dire au mois de Ramadan à l’Acropolium de Carthage.


Avez-vous contacté les voisins de cet espace (nous pensons ici aux deux Mourad, Matheri et Sakli qui ont lancé il y a deux ans Mûsîqât, à Ennejma Ezzahra de Sidi Bou Saïd), et autres directeurs de festivals qui se déroulent la même période dans un petit carré de mouchoir à Tunis et sa banlieue et bien accordé vos violons? Réponse de toujours la même interlocutrice : «Il faut dire que pour moi, il s’agit de mutation et pas de concurrence. Avec Mustapha Okbi, ça va de soi. Chez lui, le moment sera creux et précède son Octobre Musical. Je me suis mise d’accord avec Matheri, un professionnel dans l’organisation des festivals et on a même noté sur l’agenda quelques rendez-vous que nous allons travailler en pool». Pour le reste, le Festival de la Médina n’a rien annoncé sur son net. Aucun programme, jusqu’à ce jour. C’est comme d’habitude, on va le faire dans la précipitation, au dernier moment avec ce qui existe sur le marché. Pour le festival spirituel que dirige depuis quelques saisons Lotfi M’Raïhi, Madame a dû certainement oublier l’événement. Malgré sa bonne taille, impossible de passer inaperçue. Sinon, tout ira pour le mieux pour la galerie Le 14. Où toute une équipe  travaille déjà d’arrache-pied afin de mettre tout le monde dans le bain.


Pour ce, des master-classes auront lieu dès le 13 janvier, sous les conseils de notre Riadh Fahri national. Les un auront lieu à Ennejma Ezzahra. D’autres à la galerie Le 14, il faut bien qu’elle fonctionne. Et d’autres ailleurs. On a pensé et c’est bien vu,  à Qobbet Enhass de Manouba et animer aussi l’autre banlieue. Pour ne pas dire que tout se fait au nord de la capitale et le reste est dans l’oubli. «Parce que j’ai souvent entendu des jeunes de l’ISAD qui parlent même de (ségrégation et de régionalisme. Ndlr)», ajoute ZAK. Qui s’est bien réveillée, tout comme ses collaborateurs et collaboratrices, d’un charmant rêve. La tête entre les épaules et les pieds sur terre.


 


Zohra ABID


 


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* Demander le programme


 


Bien-sûr, Kays Rostom, enseignant, metteur en scène et surtout percussionniste montera ses notes et dons dans un spectacle d’ouverture baptisé Résonances. Quatorze (encore 14, apparemment ça porte bonheur), musiciens y prendront part. De l’Allemagne ( pour le moment, il n y a que le Goethe Institut d’Allemagne à Tunis qui s’est présenté volontiers pour une éventuelle coopération), on citera avec fierté la présence de David Kuckhermann, Christophe «Kéké», Elwira Slazak et Gabriel Collet, Baptiste Vallet. Outre ces percussionnistes, il y aura  chants avec notamment Badia’ Bouhrizi Elwerghi, une Tunisienne de pur sang qui a choisi de vivre entre  Londres et Paris. Et puisqu’on a pensé à la musique, il y aura certainement des pas de danse à esquisser. Et pour que les divers spectacles soient complets, les amoureux de la toile seront ravis avec le  Makingof de Walid Tyaa qui filmera la manifestation dés son début jusqu’au jour de la première de Tambours Battants qui fera le clair d’une lune sous l’égide du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine. Une première qui sera bien évidemment en couleurs, nous promet Kays Rostom dont on a oublié qu’il est aussi artiste-peintre. Ce n’est qu’un simple oubli. A toute l’équipe notre considération. Pour plus de renseignement, s’adresser à la galerie Le 14, immeuble HERTZ rue des Entrepreneurs, Charguia II- Tunis. Sinon au tél ou en faxant au 216 71 942 722. Et si vous êtes branchés, il suffit de cliquer sur : tambour.battant2008@gmail.com et vous aurez la liste des invités, les horaires et tout de la manifestation dans le détail près.


 

Z.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com