En marge de O.B.-E.S.Z. (0-0): Les Sudistes fortement lésés






Dès le coup de sifflet final, après une rencontre quelconque indigne de la renommée de l’OB, pourtant l’enjeu était de taille, Kouki proposa un discours étonnamment calme comme si le match nul concédé à domicile face à une excellente équipe de Zarzis n’était qu’un simple et unique accident dans un parcours sans-faute. Pourtant, un coup d’œil sur les statistiques est plus qu’édifiant.


L’OB n’a pas gagné depuis la 3ème journée aller c’est-à-dire le 3 septembre dernier et en 15 rencontres, l’équipe nordiste n’avait gagné que 2 rencontres et perdu 8 et n’avait marqué que 8 buts tout en concédant 16. Une pareille dégringolade ne s’était pas vue à l’OB depuis des saisons.


«On a fait une bonne première période, on aurait pu marquer, car on était appliqué au début de la rencontre, durant la deuxième période on a perdu de notre assurance…», explique le coach béjaois.


Que les Béjaois aient eu deux ou trois opportunités face à  un adversaire bien en jambes, c’est un fait, et ce n’est pas franchement étonnant, car l’OB évolue à domicile et s’est renforcé par deux excellents joueurs durant ce Mercato.


Qu’ils aient fait «une bonne première période» comme le prétendait le coach béjaois est autrement discutable.


Et cette façon de voir les choses explique peut-être aussi les grandes difficultés dans lesquelles se débat l’équipe nordiste et les déboires qui l’assaillent, car les matches se succèdent et les contre-performances aussi. Comme si ce qui arrive n’était que ponctuel et que la situation devait forcément s’arranger.


Plus souriant que Kouki, Ahmed Labiadh, le coach de l’ESZ paraissait peu satisfait du résultat de parité vu les occasions ratées par les siens à la fin de la rencontre: «Nous sommes venus à Béja pour gagner. L’OB est un adversaire direct. Nous avons eu beaucoup d’occasions de buts, dommage nous avons raté la victoire. Nous avons dominé notre adversaire qui a trop souffert en deuxième période. Mes joueurs se sont bien comportés sur le terrain, ramener un point. C’est peu, vu la physionomie de la rencontre».




Youssef




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com