Quelles TIC voulons-nous ?






Quelles technologies de l’information et de la communication (TIC), la Tunisie devra-t-elle promouvoir à l’avenir pour ne pas descendre de ce train de l’ère du savoir qui va de plus en plus vite et qui ne s’arrête à aucune station ? Avons-nous bien saisi la réalité de la convergence de tous les facteurs des TIC vers ‘’des êtres polyvalents’’, c’est-à-dire des plates-formes intégrant un nombre grandissant de ces facteurs ?


Nous assistons déjà à l’entrée en service de cette convergence dans des appareils encore plus nombreux. Car, certes, les TIC regroupent les équipements informatiques, la microélectronique et les composants, les télécommunications et les réseaux informatiques, le multimédia, les services informatiques et les logiciels, le commerce électronique et les médias électroniques. Mais elles comprennent également le GSM, le téléphone fixe, la télévision, l'Internet, le GPS…


De fait, nous pouvons comprendre qu’il y aura, en gros, deux pôles de convergence ; l’un autour des plates-formes fixes et l’autre autour des plates-formes mobiles. Et c’est cette vision fédératrice qui doit guider les pas de nos entreprises si elles souhaitent poursuivre leur contribution à l’assouvissement de la soif de la demande pour ces technologies.


Pour paver la voie à ces orientations et à d’autres, la loi portant révision du Code des communications vient d’être promulguée par le Chef de l’Etat. Un loi qui poursuit le but d’adapter le cadre législatif régissant le secteur des communications aux impératifs de l'évolution croissante que connaît ce secteur et aux normes en vigueur à l'échelle internationale et à conforter l'environnement concurrentiel au niveau de l'installation et de l'exploitation des réseaux ainsi que le développement des services de communication et la dynamisation du rôle de l'instance nationale des communications.


La volonté politique ne laisse aucun doute dans les esprits à ce sujet et sa continuité a donné des résultats dignes de considération. Et, pour ne citer qu’un exemple de cette réussite, rappelons que, chaque année, le Forum économique mondial de Davos publie le "Networked Readiness Index", un indice défini en fonction de la place, l'usage et le bénéfice que peut tirer un pays des technologies de l'information et de la communication et qui prend en compte une centaine de pays (122 en 2006-2007) et permet d'établir un classement.


Eh bien, pour sa mouture de 2007, la Tunisie est classée 35e sur 122, avant l’Italie, l’Inde, l’Afrique du Sud, la Grèce, la Turquie, la Chine, la Russie… et tous les pays arabes et africains. Un solide harnais auquel nos entreprises doivent s’accrocher pour abonder dans le sens des convergences que nous venons d’évoquer et de garder leur place dans le train de l’ère du savoir qui, ne l’oublions pas, va de plus en plus vite et qui ne s’arrête à aucune station !


 


Manoubi AKROUT

manoubi.akrout@planet.tn


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com