Zouhaïr Ben Amor : De l’art nouveau





Loin du profil de l’artiste bohème, Zouhaïr Ben Amor cultive plutôt un style artistique qui fait qu’il garde toujours les pieds sur terre et la tête sur les épaules.

Doctorat en biologie marine en poche, Zouhaïr Ben Amor part à la découverte de cette part cachée en lui-même : l’art. Il se passionne pour la photographie en 1970.
Années, rappellez-vous, suivies du bouillonnement intellectuel de la Tunisie indépendante.
En 1974, il expose pour la première fois dans des Maisons de jeunes et de la culture. Depuis, il n’a fait que déplacer sa discrétion et des appareils photos un peu partout dans des contrées différentes de la Tunisie.
L’artiste expose actuellement à El Teatro jusqu’au 21 janvier, une série de photographies qu’il titre “Big-Bang”.
A ce propos, il dit “Dans les ténèbres absolues, une explosion bruit, la lumière jaillit. La lave des cimes fuse, ses couleurs giclent : les plantes poussent, les oiseaux volent, l’homme et la femme valsent. Que se fait beau le temps d’un tempo !”.
En fait, il s’agit d’une exposition où l’artiste  expérimente de nouvelles alternatives dans l’art de la photo. Etant accro des nouveautés et de tout ce qui est NTIC, Zouhaïr Ben Amor nous donne à voir ici des manières autant différentes et impressionnantes de l’art d’observer et de photographier.
L’artiste manie, à souhait, l’image fixe, mobile et animée. Le numérique qui intègre sans alourdir  son art profite de l'avènement des nouvelles technologies dans la photo pour donner le meilleur de l’art vidéo et des animations 2D, 3D, etc. Dans la foulée l’artiste avance : “Notons que la relation entre la photographie traditionnelle et celle qui  intègre les nouvelles technologies est évidente, même si on n’a pas fini peut-être d’en mesurer les conséquences”.
Etant à l’écoute des nouveautés dans l’art de la photo, Zouhaïr Ben Amor ne lésine pas en effet pour vénérer cet art dans toutes ses formes,  traditionnelles ou nouvelles.
S’il y a un thème qui réunit ses photos exposées à El Teatro, on pense illico à celui de la création de l’univers. Dans “Big-Bang”, Zouhaïr Ben Amor repense l’essence des choses. Il va à la profondeur même du miracle de la création. Il réfléchit ces couleurs qui éclatent et jaillissent de toutes part dans les ténèbres des lieux, les bribes éparses d’objets qui se forment.
Voilà l’exemple même d’une exposition qu’on classe, sans problème, dans l’originalité, aussi bien dans l’approche que dans les prises de vues.

Mona Ben Gamra




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com