Maisons de la Culture : Le temps des vaches maigres !





Chaque année et à pareille période, les maisons de la culture connaissent un calme précaire. Manque d’événements oblige, les responsables pensent surtout à mijoter des événements et organiser un timing pour l’accueil de ces manifestations.


Mais aujourd’hui la question se pose d’elle-même : comment proposer dans ces dizaines d’espace un programme culturel copieux qui puisse drainer un public nombreux et à longueur d’année? Cette interrogation demeure toujours sans réponses.


En effet, drainer le public vers ces espaces culturels et créer l’événement en dehors des manifestations culturelles officielles, tel semble être actuellement quelques un des défis auxquels font face de nombreux responsables des maisons de la culture situées çà et là en plein cœur de la capitale et dans d’autres localités environnantes.


Hélas et objectivement parlant, le défi est loin d’être levé, puis qu’en dehors des manifestations dites officielles, les maisons de la culture vivent une période de vache maigre. Rien qu’en déambulant pendant quelques minutes entre ces espaces, le temps d’un après midi, on sent une certaine morosité. Si en effet, la majorité de ces espaces culturels a eu la faveur d’accueillir des représentations théâtrales, il y’a un peu plus d’un mois, lors de la treizième édition des Journées Théâtrales de Carthage qui a vu des centaines de fans du Quatrième Art prendre le chemin de ces espaces, actuellement, après cette manifestation l’on sent un retour au calme d’antan.


Actuellement une certaine désaffection de ce public se manifeste à tous les niveaux et sein d’une grande partie des espaces culturels. La principale raison à l’origine d’une telle morosité, c’est que de nombreux responsables gèrent mal ou ont du mal à assurer une fidélité continue de leur public vis-à-vis de ces espaces. Certes, d’aucuns ont programmé çà et là des concerts, des représentations théâtrales et quelques autres responsables du Septième Art s’évertuent à organiser parfois des conférences et cycles de cinéma en programmant au menu des films les plus récents et les plus prisés par les cinéphiles, mais en fin de compte, le public tant attendu n’est pas au rendez vous ou ne fréquente la salle, le temps d’une ou de quelques soirées, après, le calme habituel revient.


D’autres responsables, pour meubler ce vide et tenter de sortir leurs espaces de cette tranquillité taciturne s’évertuent également à organiser tantôt des expositions, tantôt accueillent quelques représentations théâtrales pour attiser les débats et donner à leurs espaces un semblant d’animation.


De telles initiatives, même si elles sont à saluer, ne suffisent plus pour faire sortir ces espaces de leur calme d’agora à pareille période. A qui incombe donc la responsabilité ? Cette interrogation qui demeure de nos jours posée est aussi sans réponse.


Il faut dire que certains n’hésitent pas de mettre à l’indexe le timing des manifestations culturelles qui ont lieu tous dans une période très courte et en même temps, après l’on assiste à un «désert culturel».


Cependant, la bonne répartition des manifestations culturelles sur toute l’année serait en effet bénéfique à la fois pour tous les espaces culturels et pour le grand public, toutes catégories confondues, car elle permet de «régulariser» la fréquentation des visiteurs qui pourront se rendre à n’importe quel moment suivre un film, voir une pièce de théâtre ou assister à un concert où il veut et à n’importe quel moment.


 


Ousmane WAGU?




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com