Exposition : Safari dans les dédales des traditions et des monuments





Awatef Bejaoui Arfaoui est une admiratrice des traditions et des lieux chargés d’histoire dont elle garde toujours un souvenir inoubliable depuis son jeune âge. Elle a choisi d’exposer sur le thème «Traditions» à la Maison de la Culture Ibn Rachiq.


 


Awatef Béjaoui Arfaoui garde encore dans sa mémoire l’ambiance endiablée des places publiques et impasses de la Médina et l’image des monuments historiques de Tunis et de Bizerte ainsi d’autres sites de la Tunisie. Attachée à ces sites, elle tente de les restituer à sa manière par la peinture. En contemplant de très près ses œuvres, on sent d’emblée que la peintre a un œil pointu sur ces endroits nostalgiques. Parmi ceux qui ont attisé en effet sa passion pour la peinture, on cite notamment de nombreux sites de Bizerte à l’instar de «Bab El Khoukha», «Saniet Erromane Bizerte», «Zankat el Manoubia», le «Vieux port de Bizerte» et son café, «Haret el Yhoud», entre autres.


Ces endroits nostalgiques chargés d’histoire ont été immortalisés chacun par une toile dans laquelle l’artiste tente de les enjoliver en leur donnant sa touche personnelle. «Ce sont des sites que je garde encore dans mon conscient comme des lieux symboles ayant marqué ma prime jeunesse et qui continuent de nourrir en moi une admiration indéniable pour la Tunisie profonde, en l’occurrence, ses sites, ses impasses, les portes des maisons arabes des Médinas de Tunis et de Bizerte, les quartiers juifs dont bon nombre est encore méconnu», commente la peintre. Mais dans ses œuvres, on remarque que l’artiste a également un faible pour la mer, les barques et les pirogues qui sont des éléments omniprésents dans ses œuvres. La principale raison est qu’elle a vécu une partie de sa vie dans une ville balnéaire à savoir Bizerte.


Attachée au passé de la civilisation arabo-islamique, elle immortalise aussi quelques uns de ces monuments. En témoignent d’ailleurs les tableaux consacrés à la Mosquée d’El Kortoba et d’El Hamra. Outre cette passion pour le passé, l’artiste traite aussi de différents autres thèmes. Elle a restitué des roses, des scènes de cavalerie, mais également des coquelicots et la chute d’Ain Draham, etc.


Dans sa démarche, elle a surtout privilégié la peinture à l’huile en ayant comme principal instrument le couteau. Elle met ainsi en relief des couleurs rouges et roses en procédant à un mélange intelligent qui donne, à certaines de ses toiles, une couleur osée et qui se rapproche beaucoup plus du sang. «J’ai l’angoisse de voir du sang», déclare-t-elle. Très influencée par ses enseignants de peinture, elle ne cache pas aussi son ambition de donner une place de choix à toutes les couleurs chaudes et parfois à des pastels.


A travers cette première exposition personnelle, Awatef Bejaoui Arfaoui veut surtout mettre en exergue les espaces méconnus de Bizerte et qui, selon l’artiste, peuvent être intégrés dans des circuits touristiques et dans la mémoire collective de Bizerte. Des lieux sur lesquels, elle a tenté de reconstruire certains vieux métiers comme le marchand de beignets, le métier à tisser entre autres…


 


Ousmane WAGUÉ




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com