Exposition : La peinture du mysticisme dans tous ses états





Mohamed Fnina expose actuellement au Club Culturel Tahar Haddad sur le thème : «Wajd», un sujet à connotation mystique. Cette exposition est une invitation à découvrir de multiples techniques et surtout un thème qu’on traite rarement sur des toiles.


 


De la peinture à l’huile, de l’acrylique sur toile et du grattage, telles sont les principales techniques que Mohamed Fnina a privilégiées dans ses vingt deux tableaux. Mais au delà de la combinaison de ces différentes techniques, le jeune peintre n’a pas voulu se contenter seulement de la seule combinaison des techniques précitées dans ses œuvres, tous formats confondus.


En les contemplant de très prés, on sent que le peintre sort des sentiers battus en traitant des sujets en rapport avec le soufisme et du monde mystique et qui échappent à l’entendement de l’homme ordinaire. Une quinzaine de toiles ont un rapport étroit avec le monde soufi des derviches. Dans ses œuvres, on peut voir les derviches vêtus en blanc en mouvement comme s’ils s’adonnaient à une véritable exaltation mystique. Ces mystiques sont représentés par de différentes positions de danse et de mouvements.


D’ailleurs, les titres choisis pour les tableaux ont beaucoup plus un rapport avec le mouvement et la danse en général. «Mouvement marin», «Mouvement spatiale», «Danse des couleurs», «Danse mystique», tels sont entre autres les titres donnés aux tableaux.


En réalité, dans ses œuvres, Mohamed Fnina tente de sonder l’univers et de le réduire au monde du mysticisme. Ainsi, on peut observer dans ses tableaux, des silhouettes peintes dans une sorte de brouillard, mais également des tourbillons, des vagues entre autres. Ce qui est révélateur dans ses œuvres c’est que Mohamed Fnina donne dans ses œuvres une place de choix à la couleur bleue, omniprésente dans une bonne dizaine de ses œuvres. Le rouge et les couleurs marron et pastel sont également prévisibles dans pas moins de six œuvres.


Le peintre a procédé à une sorte de mélange dosé entre ces couleurs pour reproduire des figures et figurines diverses et variées. Cette conception fait ressortir dans bon nombre d’oeuvres les derviches sous une forme très floue. Mais c’est dans les toiles consacrées à des mouvements marins ou au tourbillon que la couleur bleue semble beaucoup plus présente. Car l’artiste a tenu à faire ressortir la couleur de la mer avec tout son charme. Et c’est d’ailleurs cette facette qui fait particularité de son exposition.


 

Ousmane WAGUÉ


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com