ONU-Iran : Les responsables du nucléaire interdits de voyage
Les sanctions soutenues par les représentants des six grandes puissances chargées du dossier nucléaire iranien incluent une interdiction de voyager pour les responsables impliqués dans le programme nucléaire, selon un texte obtenu par des organes de presse.
Le Quotidien-Agences
Ce texte, remis aux 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU avant-hier soir, comprend des éléments inclus dans le nouveau projet de résolution approuvé par les cinq membres permanents du Conseil (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l’Allemagne mardi à Berlin. Le projet de résolution prévoit une troisième série de sanctions économiques et commerciales à l’encontre de Téhéran, soupçonné par la communauté internationale de poursuivre un programme nucléaire militaire secret.
Selon ce texte, tous les Etats devront prendre les mesures nécessaires pour “empêcher l’entrée (dans leur pays) ou le transit par leur territoire” de personnes liées au programme nucléaire militaire iranien. Une précédente résolution approuvée par le Conseil en mars, les appelait simplement à le faire.
Le texte exhorte également tous les Etats à inspecter les navires et avions cargos “à destination et en provenance d’Iran (…) qui pourraient transporter des marchandises interdites par cette résolution”.
“C’est un texte fort qui démontre la continuité de l’approche de la communauté internationale. Nous envoyons un message très clair à l’Iran et nous accentuons la pression”, a indiqué l’ambassadeur français à l’ONU, Jean-Maurice Ripert.
Mais la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU au complet, prévue hier dans les locaux de la mission britannique à l’ONU à New York pour discuter de ces nouvelles mesures contre l’Iran, a été reportée en début de semaine prochaine, ont annoncé des diplomates.
“C’est purement technique”, a toutefois déclaré la représentante adjointe de Grande-Bretagne à l’ONU, Karen Pierce, au sujet du report. Elle a souligné l’emploi du temps chargé du Conseil de sécurité vendredi, notamment les discussions prolongées sur l’adoption éventuelle d’une déclaration de compromis sur le blocus israélien de Gaza.
La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont multiplié les efforts pour obtenir un accord sur le nucléaire iranien. Téhéran soutient de son côté que son programme est purement civil et ne vise qu’à satisfaire ses besoins croissants en énergie.
Dans ses résolutions 1737 (décembre 2006) et 1747 (mars 2007), le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé, puis alourdi, des sanctions économiques et commerciales contre l’Iran, pour le contraindre à suspendre ses activités sensibles, l’enrichissement d’uranium et le retraitement.
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La Russie a livré plus de 90% du combustible nucléaire à Téhéran
Le Quotidien-Agences
La Russie a livré plus de 90% du combustible destiné à la future centrale nucléaire iranienne de Bouchehr en acheminant hier un septième chargement, a rapporté l’agence officielle Irna.
“Le septième chargement de combustible nucléaire est arrivé hier matin en Iran et a été transféré immédiatement à la centrale de Bouchehr”, dans le sud de l’Iran, selon un communiqué de l’Organisation de la production et du développement de l’énergie nucléaire, cité par Irna.
Au total, la Russie a déjà livré 77 tonnes de combustibles sur un total prévu de 82 tonnes, soit environ 94%, selon l’agence.
Un dernier chargement est prévu d’ici février, selon un accord bilatéral, concluant une série de livraisons commencées le 17 décembre et qui se sont poursuivies en janvier.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait affirmé fin décembre que la centrale de Bouchehr de 1.000 Mgw “démarrerait avec une capacité de 50% l’été prochain”.

