Exposition Zapping pictural





Du côté de la galerie Ali Guermassi, l’exposition de groupe de l’Association tunisienne d’éducation artistique qui a commencé la semaine écoulée se poursuit jusqu’au 31 janvier.


 


Les artistes ici présents sont des membres actifs, sinon appartenant au bureau de l’ATEA. Amer Mokni, Slim Khiari, Majed Zalila, Skander Gader, Abdelhamid Sakli, Mohamed Fenina, Kawther Bourissa, Samira Ben Houidi, Ilhem Tatak et Hourya Gmati ont, chacun, choisi de s’exprimer sur des toiles qui auront à les démarquer dans un paysage artistique qui, pour le moment, se trouve peuplé de bon nombre d’intrus.


A commencer par Amer Makni qui nous présente un triptyque qu’il titre «Touyour», simulant l’envol des oiseaux. Evasion de soi ou quête de soi ? Sans nul doute, ces tableaux sont un morceau choisi de rêve... mais le soleil s’est déjà levé et l’hymne au voyage a sonné.


A travers une forme géométrique qu’il découpe et recompose Slim Khiari représente un espace qui se définit comme une position inconfortable dans une toile qu’il titre «Au bord de la folie».


De la même manière, il peint une «Musicalité des signes» qui éveille l’inconscient et offre des sensations nouvelles.


Majed Zalila, dans «Ziara», «L’Echiquier» et «Scène de pêche» traduit l’enchevêtrement de notre quotidien «peuplé» de tracas, qu’il s’agit de démêler au plus juste pour pouvoir y résister.


Skander Gader, dans un style plus expressif et figuratif, peint un visage de femme qui laisse la place à une grande maturité dans le trait et le geste.


Abdelhamid Sakli, via la répétition d’un même détail, débarrasse sa toile des a priori de perspectives. Chose qui permet une vision  éclatée multiple dans ses tableaux, «structure» et «composition». Par la fragmentation de l’espace pictural, l’artiste crée de vastes compositions qui réinventent la lumière et la couleur de ses tableaux.


Mohamed Fenina, lui, peint une spirale en mouvement, un médium qui nous entraîne au-delà de la réalité dans un vide psychologique et existentiel.


Kawther Bourissa, dans «Inspirations berbères» ou encore Hourya Gmati dans «Djerba» et «Mariage» gardent une attache morale avec les traces physiques, les empreintes, les odeurs, les plis du passé.


Samira Ben Houidi nous représente ses «Flamants jaunes» et «bleus» dans un joli assemblage de matière.


Les tableaux de Ilhem Taktak sont une sorte de fenêtres ouvertes sur «L’Aube» et sur les «Souvenirs». Ils sont comme une belle journée qui commence avec la bonne humeur qui s’y installe...


 

Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com