Quelques jours avant d’épouser Carla, Sarkozy aurait dit à Cécilia : «Si tu reviens, j’annule tout»





Cécilia, «si tu reviens, j'annule tout». Voilà le contenu d'un SMS que le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son mariage.


 


Le Quotidien-Agences


Quelle est la part de vengeance et de provocation vis-à-vis de Cécilia dans l’attitude de Nicolas Sarkozy ces dernières semaines et jusqu’à son mariage, samedi dernier? La bague identique offerte à ses ancienne et actuelle épouses, le voyage à Petra, en Jordanie, là où Cécilia était pour la première fois partie avec le publicitaire Richard Attias, le choix comme témoin de son mariage avec Carla de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada, longtemps amie intime de Cécilia, étaient autant de signes évidents : qu’elle prenne le visage de l’amour ou de la haine, la véritable obsession de Nicolas Sarkozy a été et reste Cécilia, dont le mariage avec Richard Attias est attendu le mois prochain.


On en a maintenant une nouvelle confirmation. Huit jours avant son mariage, le président de la République a adressé un SMS à son ex épouse, en forme d’ultimatum : "Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j’annule tout". Il n’a pas eu de réponse.


Pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on aurait pu l’imaginer. Il était même particulièrement tendu lorsque Catherine Pégard, à l’issue de la cérémonie, lui a soumis un communiqué. Il l’a renvoyé dans les cordes : "Pas besoin de communiqué, tous ces cons, j’en ai rien à foutre" lui a-t-il lancé.


Aujourd’hui, l’entourage de Sarkozy voudrait lui déconseiller d’emmener Carla avec lui en Guyane, là où avaient été médiatisées ses retrouvailles provisoires avec Cécilia, mais personne n’ose le lui dire de front. "Sur ces sujets, il est dans sa bulle, il n’écoute pas, dit un proche. Pire, il ne veut rien entendre".


Côté sondages, Sarkozy n’en est pas moins infortuné. Selon un baromètre paru  dans Paris Match, Nicolas Sarkozy a perdu sept points depuis janvier, à 46% d'opinions favorables. D'autres sondages indiquent qu'il est devenu presque aussi impopulaire que Jacques Chirac, dont le début de mandat avait été marqué par des hausses d'impôts et trois semaines de grèves paralysantes. «Une partie de son électorat ne voit pas bien le retour sur son investissement politique, commente Roland Cayrol, de l'institut de sondages CSA. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy a l'air de passer une vie agréable.»


Pour les analystes, la corrélation entre la mauvaise humeur de l'opinion et le «moment people» des derniers mois est évidente. Depuis octobre se sont succédé le divorce d'avec Cécilia, l'apparition de Carla Bruni, les voyages hypermédiatisés du nouveau couple à Louxor et à Petra, enfin le mariage organisé le week-end dernier à l'Elysée. De son entourage et sa majorité monte un conseil pressant: le président doit se faire plus discret, sans quoi les dégâts infligés à son image risquent de devenir irréparables.


«Il a compris, il sait qu'il faut arrêter tout cela», explique un journaliste auquel Nicolas Sarkozy s'est confié récemment. Mais comment faire? Les magazines people, qui ont dopé leurs ventes grâce à lui, n'ont aucune intention de lâcher prise. Et malgré ses efforts, le chef de l'Etat a du mal à rester discret. Aucun photographe n'était présent à son mariage, mais il s'est montré le lendemain, sur une terrasse, au bras de sa nouvelle épouse. La photo a fait la une de plusieurs journaux.


De même, son 53e anniversaire, organisé dans l'hôtel particulier de Carla Bruni avec diverses célébrités, n'a pas été ouvert aux médias, mais les images de Johnny Hallyday arrivant dans une grosse Bentley à plaques suisses ont été largement diffusées. Et le feuilleton risque de continuer: «Il n'est plus possible de revenir en arrière, estime Colombe Pringle, rédactrice en chef du magazine mondain Point de Vue. Quoi que vous fassiez - mariage discret ou pas discret - l'impact est le même.»


En matière de vie privée, la doctrine de l'Elysée est simple: ne rien exposer mais ne rien cacher, laisser le chef de l'Etat vivre aussi normalement que possible. «La vie d'un président, sur ces questions essentielles qui sont celles de l'amour, c'est comme la vie de n'importe qui», affirmait Nicolas Sarkozy le 8 janvier.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com