Italie : Le Parlement dissous, législatives anticipées en avril





* La droite de Berlusconi favorite


 


Le Quotidien-Agences


Le chef de l'Etat italien Giorgio Napolitano a dissous hier le Parlement, deux ans seulement après les dernières législatives, ouvrant la voie à des élections anticipées qui se tiendront en avril alors que les sondages donnent l'avantage à la droite.


Quatorze jours exactement après la démission de Romano Prodi, désavoué par un vote au Sénat, Giorgio Napolitano a signé en fin de matinée le décret de dissolution des deux chambres.


"La décision de la dissolution a été rendue obligatoire par le résultat  négatif" des consultations menées par le président du Sénat Franco Marini avec les partis politiques et "l'impossibilité de trouver une majorité pour une réforme rapide de la loi électorale", a déclaré Napolitano à la presse.


Le président du Conseil italien démissionnaire, Romano Prodi, a confirmé hier qu'il ne serait pas candidat pour mener la gauche aux élections lors du prochain scrutin, laissant le champ libre au maire de Rome, Walter Veltroni.


Le chef de l'Etat, ouvertement opposé à un retour aux urnes avec la loi actuelle, a fait part de son "amertume" à la perspective d'élections législatives avec le même mode de scrutin, accusé de favoriser l'instabilité politique.


Giorgio Napolitano a aussi déploré l'"anomalie" que constitue ce scrutin anticipé qui "n'est pas sans conséquences sur la gouvernabilité du pays", alors que le gouvernement Prodi, avec 649 jours au pouvoir, a signé la deuxième législature la plus courte de l'histoire de la République italienne.


Napolitano a vainement tenté pendant deux semaines de résoudre la crise politique, en recevant l'ensemble des formations politiques, puis en confiant à Franco Marini la mission quasi-impossible de rallier la droite et la gauche autour d'un projet de réforme électorale.


Mais le chef de la droite Silvio Berlusconi n'a jamais cédé sur son exigence d'un retour aux urnes le plus rapidement possible, fermant ainsi la porte à toute formation d'un gouvernement provisoire chargé d'une réforme de la loi électorale.


Berlusconi, 71 ans, se présentera pour la cinquième fois devant les électeurs pour mener la coalition de droite composée de quatre principales formations: Forza Italia, le parti du "Cavaliere", Alliance Nationale (droite conservatrice), les centristes de l'UDC et la Ligue du Nord.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com