Tchad : La rébellion reste une épine dans le pied des autorités





Le Quotidien-Agences


Stationnés pour la troisième journée consécutive à Mongo, en plein centre du Tchad, les rebelles hostiles au président Idriss Deby Itno demeurent une épine dans le pied des autorités de N'Djamena, après avoir attaqué la capitale il y a une semaine.


Quarante-huit heures après avoir instauré un couvre-feu draconien à N'Djamena ainsi que dans le centre et l'est du pays, de 18H30 à 06H00 (17H30 à


05H00 GMT), le gouvernement tchadien a allégé samedi cette mesure dans la


capitale, entièrement contrôlée par l'armée et où la vie reprend un cours presque normal.


Désormais, le ministre de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir interdit toute circulation en ville de minuit à 06H00 (23H00 à 05H00 GMT).


Le couvre-feu reste toutefois inchangé dans le reste du pays, signe de l'incertitude qui plane sur les intentions de l'alliance des trois principales rébellions tchadiennes qui, partie le 28 janvier du Soudan voisin, a pris d'assaut N'Djamena les 2 et 3 février.


"Nous avions une stratégie visant à faire tomber le régime rapidement", explique une source rebelle. "Comme ça n'a pas marché, nous avons dû revenir en arrière, on avait plus du tout moyen de trouver du carburant en ville".


Depuis jeudi, les rebelles se trouvent à Mongo, capitale de la région du Guéra, à 400 km à l'est de N'Djamena, sans donner l'impression de vouloir en bouger dans l'immédiat.

Une colonne de l'Armée nationale tchadienne (ANT) a quitté vendredi la capitale en direction de l'est, selon une source militaire, mais aucune confrontation n'a été signalée.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com