Lutte contre le cancer : Renforcement de l’infrastructure régionale





Tunis-Le Quotidien


A l’occasion de la 20e journée nationale de lutte contre le cancer et la 7e journée nationale de la douleur et des soins palliatifs, il a été annoncé la création d’un nouveau centre de cancérologie à l’Ariana ainsi que des pôles interrégionaux spécialisés dans cette maladie à Jendouba d’une part, pour couvrir la région du Nord-Est, et à Gabès d’une autre part, pour couvrir la région du Sud-Est.


Ces réalisations permettront sans doute de décentraliser les soins du cancer et de désengorger l’activité à l’Institut Salah Azaïez qui enregistre une affluence dépassant largement ses capacités. D’où les problèmes d’attente qui entraînent d’autres difficultés pour les patients issus des régions intérieures. En effet, cet institut de la capitale compte actuellement plus de 70 mille consultations et 60 mille traitements. Il assure ainsi aussi bien les traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, indépendamment des centres spécialisés en la matière à Sousse et Sfax.


Par ailleurs, ce rendez-vous annuel, organisé par l’Association Tunisienne de Lutte contre le Cancer (ATCC) et l’Association Tunisienne des Soins Palliatifs, a permis également de souligner d’autres mesures relatives au dépistage précoce de cette maladie. En effet, le dépistage permet de venir à bout de plusieurs formes de cette maladie avant qu’elle n’arrive à des stades avancés où la médecine n’y peut plus grand-chose. Pour réaliser cet objectif, il a été décidé de promouvoir la médecine générale spécialisée dans les régions afin de renforcer la prise en charge du traitement chimiothérapique en coordination avec les équipes hospitalo-universitaires. Aussi, les services de chirurgie seront-ils renforcés dans les hôpitaux régionaux de Sousse et Sfax. Et ce, par des chirurgiens cancérologues. Par la même occasion, le privé sera davantage impliqué dans la promotion et la sensibilisation au dépistage précoce du cancer.


Parallèlement à cet effort en matière de logistique et d’infrastructure, la sensibilisation sera de mise. Il va sans dire que cette orientation met le tabagisme dans le collimateur, compte tenu du nombre important de Tunisiens fumeurs. Surtout que la cigarette continue de séduire beaucoup de femmes mais aussi de jeunes. Ce qui représente un risque majeur pour la santé aussi bien en termes de cancers mais également en termes de plusieurs autres maladies cardiovasculaires, respiratoires et autres.


Il est à préciser que le tabac est la principale cause de décès par cancer, c’est pourquoi les spécialistes tunisiens et français réunis lors de cette manifestation se sont penché sur ce fléau. Et de souligner l’importance du sevrage tabagique dont l’efficacité dépend, entre autres facteurs, d’un accompagnement psychologique. Reste tout de même à agir dans le cadre d’une stratégie globale qui serait en mesure d’atteindre l’interdiction totale de fumer dans les lieux de travail, dans les espaces publics, etc. Ce qui serait à même d’appliquer, finalement, la loi tunisienne interdisant justement le tabac dans les lieux publics et qui est restée mort-née jusqu’à maintenant.


 


M.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com